Maladie de Charcot : ces premiers signes discrets qui doivent absolument vous alerter

Quand faut-il consulter ?
Les signes d’alerte
Consultez votre médecin traitant si vous présentez :
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Une faiblesse musculaire localisée qui persiste plus de quelques semaines
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Des contractions musculaires fréquentes, surtout si elles sont associées à une faiblesse
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Des difficultés à parler ou à avaler qui s’aggravent
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Des chutes répétées sans cause évidente
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Une fatigue musculaire disproportionnée
Ne pas paniquer
Il est important de relativiser : la plupart des personnes qui consultent pour ces symptômes n’ont pas de SLA. Des diagnostics alternatifs sont beaucoup plus fréquents :
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Syndrome du canal carpien (pour la main)
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Hernie discale (pour la jambe)
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Stress ou anxiété
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Autres pathologies neurologiques bénignes
Mais seul un médecin peut faire la différence.
Le parcours diagnostic
La consultation chez le médecin traitant
Le médecin traitant est le premier interlocuteur. Il écoute les symptômes, examine le patient, et oriente si nécessaire vers un neurologue.
Le neurologue
Le neurologue est le spécialiste de la SLA. Il réalise un examen clinique approfondi, à la recherche de signes spécifiques :
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Atteinte des neurones moteurs centraux et périphériques
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Réflexes vifs ou au contraire abolis
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Signe de Babinski
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Fasciculations de la langue
Les examens complémentaires
Aucun examen ne permet à lui seul de diagnostiquer la SLA. Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments :
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Électromyogramme (EMG) : mesure l’activité électrique des muscles et des nerfs
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IRM cérébrale et médullaire : élimine d’autres pathologies
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Prise de sang : recherche d’autres causes
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Analyse du LCR (par ponction lombaire) dans certains cas
Le délai diagnostic
Malheureusement, le diagnostic de SLA est souvent tardif. Entre les premiers symptômes et le diagnostic, il s’écoule en moyenne 10 à 12 mois. Un délai précieux perdu pour organiser la prise en charge.



