Maladie de Charcot : ces premiers signes discrets qui doivent absolument vous alerter

Des crampes fréquentes
Les crampes musculaires, surtout nocturnes, peuvent également être un signe précoce. Elles surviennent sans effort particulier, de façon répétée, et ne cèdent pas facilement.
Une fatigue musculaire inhabituelle
Les patients décrivent souvent une fatigue musculaire disproportionnée par rapport à l’effort fourni. Marcher un peu, porter un sac, faire quelques gestes suffisent à épuiser le muscle concerné.
Les signes dans la vie quotidienne
Difficultés avec les gestes fins
La SLA peut commencer par des difficultés dans les gestes précis du quotidien :
-
Boutonner une chemise
-
Écrire lisiblement
-
Manipuler des pièces de monnaie
-
Se servir d’un téléphone
Ces difficultés sont souvent attribuées à la maladresse ou à l’âge. Mais quand elles persistent et s’aggravent, elles méritent de l’attention.
Troubles de la marche
La marche peut devenir moins assurée. Le patient a tendance à trébucher, à buter sur les trottoirs et à se sentir moins stable. La pointe du pied peut rester accrochée au sol, ce qui peut provoquer des chutes.
Modifications de la voix
Dans les formes dites “bulbaires”, la SLA commence par des troubles de la parole. La voix devient :
-
Plus faible, moins sonore
-
Nasillarde
-
Moins articulée
-
Plus monotone
Les proches remarquent souvent que le patient “mange ses mots” ou parle “du nez”.
Difficultés à avaler
Les troubles de la déglutition peuvent également apparaître précocement. Avaler devient difficile, surtout les aliments solides. Le patient s’étouffe plus facilement, notamment avec le pain, la viande et les aliments secs.
Ces troubles augmentent le risque de fausses routes (passage d’aliments dans les voies respiratoires), susceptibles de provoquer des infections pulmonaires graves.
Les signes moins connus
Des changements cognitifs discrets
Longtemps, on a pensé que la SLA n’affectait que les muscles. On sait aujourd’hui que dans 30 à 50 % des cas, des troubles cognitifs légers peuvent apparaître :
-
Difficultés de concentration
-
Légers troubles de la mémoire
-
Changements de comportement (apathie, irritabilité)
Ces signes sont souvent attribués au stress ou à la dépression, fréquents en cas de maladie grave.
Une sensibilité émotionnelle accrue
Certains patients développent une sensibilité émotionnelle particulière, avec des rires ou des pleurs inappropriés, disproportionnés par rapport à la situation. C’est ce qu’on appelle le “syndrome pseudo-bulbaire”.



