Kylian Mbappé appelle les Français à voter contre le Rassemblement national avant le second tour des législatives 2024

Kylian Mbappé appelle les Français à voter contre le Rassemblement national avant le second tour des législatives 2024
À quelques heures d’un match décisif de l’Euro 2024 contre le Portugal, Kylian Mbappé a créé la surprise en conférence de presse à Hambourg. Le capitaine de l’équipe de France n’a pas parlé tactique ni préparation physique. Il a parlé politique. Un sujet qu’il aborde rarement, mais qui, cette fois, lui semblait impossible à éviter.
Le contexte était lourd. Le premier tour des élections législatives de 2024 venait de livrer son verdict, et le Rassemblement national était arrivé en tête. Un séisme politique que le joueur du Real Madrid a qualifié sans détour de « catastrophique ». Sans jamais nommer explicitement le parti de Marine Le Pen, il a lancé un appel clair à la mobilisation pour le second tour.
Sa sortie n’est pas passée inaperçue. Elle a immédiatement déclenché des réactions en cascade, du vestiaire des Bleus jusqu’aux plateaux de télévision internationaux. Retour sur une prise de parole qui a secoué la campagne électorale autant que le monde du sport.
Un appel à voter lancé depuis Hambourg
La scène a de quoi surprendre. Un joueur de football, à la veille d’un quart de finale de compétition européenne, transforme une conférence de presse en tribune citoyenne. Mais pour Mbappé, la situation l’exigeait. « Il y a vraiment urgence. On ne peut pas mettre le pays entre les mains de ces gens-là, c’est vraiment urgent. On a vu les résultats, c’est catastrophique », a-t-il déclaré devant les journalistes.
Le ton est ferme, presque grave. L’attaquant vedette ne s’est pas contenté d’un commentaire vague sur la démocratie. Il a insisté sur la nécessité d’aller voter au second tour, en appelant les Français à choisir le « bon côté ». Une formulation qui, sans désigner ouvertement un camp, laisse peu de place à l’ambiguïté.
Ce n’est pas la première fois que Mbappé prend position. Il avait déjà exprimé son opposition aux « idées qui divisent » lors d’une précédente prise de parole. Cette fois, il a franchi un cap en qualifiant directement la situation politique d’urgente.



