AVC : les 4 signes d’alerte à connaître absolument selon un médecin urgentiste

Un enjeu de santé publique encore sous-estimé
Le rapport de la Cour des comptes ne s’arrête pas là. Il appelle également à “définir une stratégie nationale de communication sur la connaissance de l’AVC par la population, et sur l’importance d’appeler le 15 en urgence”. Un besoin criant quand on sait que de nombreux patients minimisent leurs symptômes, à l’image de Margot, victime d’un AVC à seulement 33 ans, qui dénonce la sous-estimation des signes chez les femmes.
Autre témoignage marquant, celui de Tiffany, 30 ans : “J’étais en train de lire une histoire à ma fille et j’ai eu tous les symptômes de l’accident vasculaire cérébral.” Son histoire illustre à quel point l’AVC ne touche pas uniquement les personnes âgées. Les jeunes adultes peuvent également être concernés, ce qui rend la connaissance des signes d’alerte d’autant plus cruciale.
La Haute Autorité de Santé rappelle d’ailleurs qu’il est “capital de reconnaître les symptômes d’un accident vasculaire cérébral ou d’un accident ischémique transitoire (AIT) dès leur apparition”. Un AIT, souvent appelé “mini-AVC”, constitue un signal d’alarme à ne jamais ignorer : il peut précéder un AVC plus grave dans les jours ou semaines suivants.
Que faire face à un doute ? Les bons réflexes
Face à l’apparition brutale d’un ou plusieurs symptômes, la règle est simple : ne pas attendre, ne pas minimiser, et appeler immédiatement le 15. Voici les bons réflexes à adopter :
- Notez l’heure exacte d’apparition des premiers symptômes : cette information est précieuse pour les équipes médicales ;
- Ne donnez ni à boire ni à manger à la personne, en raison du risque de fausse route lié aux troubles de la déglutition ;
- Allongez la personne en position demi-assise si elle est consciente ;
- Ne la laissez jamais seule en attendant les secours ;
- Ne conduisez pas vous-même la victime à l’hôpital : l’équipe du SAMU saura orienter vers l’unité neurovasculaire la plus adaptée.
Chaque minute compte : on estime que près de deux millions de neurones sont détruits à chaque minute où un AVC n’est pas pris en charge. La rapidité de l’intervention conditionne directement les séquelles à long terme.



