AVC : les 4 signes d’alerte à connaître absolument selon un médecin urgentiste

T comme Trouble de la parole
Le troisième signe est le trouble de la parole. La personne victime d’un AVC peut avoir des difficultés à s’exprimer, à articuler correctement ses mots, ou encore confondre un mot avec un autre. Son entourage peut avoir l’impression qu’elle parle “dans le brouillard” ou qu’elle ne trouve plus ses mots. Ce symptôme est fréquemment sous-estimé, car on l’attribue à tort à de la fatigue ou à un simple étourdissement.
E comme… l’urgence d’appeler le 15
La dernière lettre rappelle l’attitude à adopter : appeler immédiatement le 15 (SAMU). Chaque minute compte, car le cerveau est privé d’oxygène et les cellules cérébrales meurent rapidement. Pour les personnes sourdes, aveugles, malentendantes ou aphasiques, il est possible de contacter le 114, le numéro d’urgence dédié aux personnes en situation de handicap.
L’hypertension, premier facteur de risque d’AVC selon la Cour des comptes
Au-delà des symptômes, la prévention joue un rôle déterminant. Dans un rapport publié en octobre dernier, la Cour des comptes s’est penchée sur la lutte contre l’AVC en France. L’institution publique indépendante, chargée de contrôler l’utilisation de l’argent public et d’évaluer l’efficacité des politiques publiques, rappelle que l’hypertension artérielle constitue le principal facteur de risque d’accident vasculaire cérébral.
Or, la prévention et le dépistage de cette pathologie restent “insuffisants” dans notre pays. La Cour des comptes estime que “la lutte contre l’hypertension, qui représente le facteur de risque principal de l’AVC, devrait davantage constituer une priorité de la politique de prévention”. Un constat qui invite chacun à surveiller sa tension artérielle de manière régulière, notamment après 50 ans.
Comment interpréter ses chiffres de tension artérielle ?
Pour rappel, la tension artérielle correspond à deux mesures : la pression artérielle systolique, lorsque le cœur se contracte (le chiffre le plus élevé), et la pression diastolique, lorsque le cœur se relâche (le chiffre le plus bas). Les dernières recommandations de la Société européenne de cardiologie, publiées en 2024, classent la pression artérielle en trois catégories :
- La pression artérielle est considérée comme non élevée si elle est inférieure à 120/70 mmHg ;
- Elle est dite élevée si elle se situe entre 120/70 et moins de 140/90 mmHg ;
- On parle d’hypertension artérielle lorsque les valeurs dépassent 140/90 mmHg.
Ces repères simples permettent à chacun d’évaluer sa situation et de consulter un médecin en cas de doute. Un autotensiomètre, disponible en pharmacie pour quelques dizaines d’euros, peut s’avérer un investissement précieux pour un suivi régulier à domicile.



