AVC : les 4 signes d’alerte à connaître absolument selon un médecin urgentiste

AVC : les 4 signes d’alerte à connaître absolument selon un médecin urgentiste
Chaque année en France, environ 140 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral, selon l’Agence régionale de Santé Île-de-France. Avec près de 40 000 décès annuels, l’AVC constitue la troisième cause de mortalité dans l’Hexagone et surtout la première cause de handicap acquis chez l’adulte. Pourtant, les signes avant-coureurs restent encore trop souvent ignorés ou minimisés par le grand public.
Face à ce constat préoccupant, la Haute Autorité de Santé rappelait dans un communiqué publié le 28 octobre dernier que les manifestations possibles de l’AVC demeurent “encore trop méconnues, alors qu’il s’agit pourtant d’un enjeu majeur de santé publique”. La bonne nouvelle ? Reconnaître rapidement les symptômes peut réduire le risque de mortalité de 30 % et limiter considérablement la gravité des lésions cérébrales. Dans cet article, nous revenons sur les signes d’alerte à identifier sans délai, expliqués par un médecin urgentiste, ainsi que sur le principal facteur de risque à surveiller de près.
L’acronyme V.I.T.E : la méthode simple pour reconnaître un AVC
Invité dans l’émission Le Mag de la vie quotidienne sur France Inter, le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste bien connu du grand public, est revenu sur un moyen mnémotechnique efficace pour détecter l’arrivée d’un accident vasculaire cérébral. Cet acronyme, c’est V.I.T.E. Quatre lettres, quatre réflexes à adopter face à une situation d’urgence.
V comme Visage : la paralysie faciale
Le premier signe qui doit alerter est la paralysie du visage, également appelée paralysie faciale. Concrètement, une partie du visage s’affaisse soudainement. La personne peut avoir du mal à sourire, l’un des coins de sa bouche tombe, ou encore une paupière refuse de s’ouvrir normalement. Ce symptôme, souvent spectaculaire, ne doit jamais être banalisé.
I comme Incapacité : un membre qui ne répond plus
Le deuxième signe concerne l’incapacité de bouger un membre. Il peut s’agir d’un bras, d’une jambe, ou même d’une main. Le docteur Kierzek précise que cela peut se manifester par un simple engourdissement, une sensation de fourmillement ou une lourdeur inhabituelle d’un côté du corps. Là encore, la brutalité de l’apparition est un indice capital.


