Karine Viseur, attachée de presse, raconte sa plainte contre Patrick Bruel pour agression sexuelle présumée

Karine Viseur, attachée de presse, raconte sa plainte contre Patrick Bruel pour agression sexuelle présumée
Le 8 mars dernier, une enquête de Mediapart a mis en lumière plusieurs témoignages visant Patrick Bruel. Huit femmes y décrivaient des comportements qu’elles imputent au chanteur. Depuis, l’affaire a pris une autre ampleur. D’autres récits ont émergé, notamment dans Elle et dans un second volet de Mediapart. Karine Viseur, attachée de presse de cinéma, fait partie des femmes qui ont choisi de parler à visage découvert. Le 24 mars, elle a déposé plainte pour agression sexuelle. Les faits qu’elle dénonce remonteraient à 1991, dans les locaux de la RTBF, à Bruxelles. Dans un entretien publié par La Tribune Dimanche, elle livre une version précise et douloureuse. Son but est clair : même si son cas est prescrit, elle veut que son récit pèse dans le dossier judiciaire en cours.
Une prise de parole dans une affaire devenue tentaculaire
L’enquête initiale de Mediapart a servi de détonateur. Aux huit premiers témoignages se sont ajoutés d’autres récits, portés notamment par Flavie Flament. Karine Viseur a décidé d’aller plus loin en déposant plainte le 24 mars. Elle décrit des faits qui se seraient produits en 1991, alors qu’elle travaillait comme attachée de presse pour le cinéma. Elle aurait été en contact avec Patrick Bruel lors de la promotion du film Comme les 5 doigts de la main à Bruxelles.
La plainte pour agression sexuelle a été déposée en Belgique. La question de la prescription occupe une place centrale. Les faits de 1991 sont anciens, et la loi belge, comme la loi française, fixe des délais au-delà desquels les poursuites ne sont plus possibles. Karine Viseur le sait. Elle ne cherche pas à contourner cette réalité juridique : elle veut avant tout documenter un comportement qu’elle juge sériel et donner une dimension internationale à l’affaire.



