Karine Viseur, attachée de presse, raconte sa plainte contre Patrick Bruel pour agression sexuelle présumée

Témoigner malgré la prescription : une démarche réfléchie
Pourquoi parler plus de trente ans après les faits ? Karine Viseur répond sans détour. Elle dit sentir que la parole se libère. Les femmes qui ont osé témoigner avant elle lui ont donné la force de le faire à son tour. Elle dit avoir désormais « les épaules » et « plus rien à prouver ». Son but est de soutenir d’autres victimes potentielles et de faire avancer la procédure.
Elle est consciente que son cas est prescrit. Mais un dépôt de plainte, même tardif, peut avoir une vraie valeur dans une affaire de violences sexuelles. Il peut documenter un schéma répétitif, donner du poids à d’autres témoignages et permettre aux enquêteurs de disposer d’un faisceau d’éléments. C’est exactement ce qu’elle espère : que son dossier vienne renforcer celui de la France et que l’affaire devienne « internationale et sérielle ».
Elle affirme également se préparer à une possible confrontation avec Patrick Bruel. « Elle aura lieu, c’est une évidence », déclare-t-elle. Ce n’est pas une menace, plutôt une certitude. Elle veut que la justice puisse l’entendre, même si les faits sont anciens. Pour elle, la multiplication des témoignages peut aboutir à un procès.



