Caroline Margeridon : « J’ai été élevée entre une grand-mère snob des palaces et une autre fan des restos de routiers »

On connaît Caroline Margeridon comme l’une des acheteuses incontournables d’Affaire conclue sur France 2, révélée au grand public en 2017 et devenue depuis une figure populaire du petit écran. Ce que l’on sait moins, c’est ce qui se cache derrière cette aisance naturelle à naviguer entre les mondes — celui des palaces et des avant-premières d’un côté, celui des marchés aux puces et des restos de routiers de l’autre.
Dans le numéro du 5 décembre 2024 de Ciné Télé Revue, la businesswoman de 58 ans lève le voile sur une enfance partagée entre deux univers radicalement opposés — et explique pourquoi cela a fait d’elle la femme qu’elle est aujourd’hui.
Une enfance entre deux mondes, sans passerelle entre eux
Quand Ciné Télé Revue lui demande comment elle parvient à garder les pieds sur terre malgré la célébrité, la jet-set et les événements people qui jalonnent son agenda, Caroline Margeridon répond avec une franchise désarmante.
« J’ai eu une éducation très bizarre, entre une grand-mère snob inconditionnelle des palaces cinq étoiles et une autre fan des restos de routiers vivant dans un HLM. J’ai donc été élevée des deux côtés. Malheureusement, comme ce n’était pas le même milieu, elles ne se côtoyaient pas. Moi, je suis les deux ! »
Difficile d’imaginer un contraste plus saisissant. D’un côté, une grand-mère à l’aise dans les grands hôtels, les codes de la bourgeoisie et le raffinement ostentatoire. De l’autre, une grand-mère ancrée dans le concret du quotidien, sans fioritures ni distance sociale. Deux femmes qui ne se côtoyaient pas, mais qui ont toutes deux laissé leur empreinte sur la petite Caroline.
Ce double héritage, loin d’être source de confusion, s’est révélé une force. Il lui a appris une chose rare : se sentir à sa place partout. Ni intimidée par le luxe, ni dédaigneuse de la simplicité. Une fluidité sociale que beaucoup envient et que peu savent vraiment cultiver.
Businesswoman, star de télé et figure des soirées parisiennes
Car Caroline Margeridon, aujourd’hui, fréquente effectivement les deux mondes — avec une facilité déconcertante. Côté strass, elle enchaîne les apparitions remarquées : récemment à l’avant-première du film « Finalement » de Claude Lelouch, où elle a partagé le tapis rouge avec Julia Vignali et Nelson Monfort. Saint-Tropez l’été, les galas et les événements people le reste de l’année.
Côté terre à terre, elle reste avant tout une commerçante. Sa boutique à Saint-Ouen — dans le cœur historique du marché aux puces — est loin d’être un décor. C’est son fonds de commerce, son ancre, le terrain sur lequel elle a bâti sa légitimité bien avant que les caméras de France 2 ne s’y intéressent. Elle gère, négocie, chine, vend. Une vraie cheffe d’entreprise, pas un personnage de télévision.
Ancienne candidate de « Danse avec les stars », mère de Victoire et Alexandre, elle jongle avec les casquettes sans jamais sembler débordée — ou en tout cas, sans le montrer. C’est peut-être ça aussi, l’héritage de ses deux grand-mères : savoir tenir sa place dans n’importe quel décor.
Stéphane Vanhandenhoven : une amitié « à la vie à la mort »
L’interview dans Ciné Télé Revue est aussi l’occasion pour Caroline Margeridon de parler d’une relation qui compte énormément à ses yeux : son amitié avec Stéphane Vanhandenhoven, l’un des acheteurs emblématiques d’Affaire conclue.
Les mots qu’elle choisit ne laissent aucun doute sur la profondeur du lien : « Avec lui, c’est à la vie, à la mort. Quel homme de cœur ! Grâce à lui, je suis devenue belge… ou presque ! Les Belges sont des gens adorables et bienveillants, tellement moins râleurs que nous. »
Une déclaration pleine d’affection — et d’autodérision sur les Français au passage — qui dit beaucoup sur la façon dont les relations humaines comptent pour elle. Au-delà du plateau de tournage, au-delà des affaires et des négociations, il y a des amitiés vraies qui se sont tissées. Stéphane Vanhandenhoven en est visiblement l’exemple le plus précieux.



