“Oh oui, des salopes, il y en a” : Roselyne Bachelot dénonce le machisme et les coups bas entre femmes en politique

Un appel à la sororité
Le message central de l’interview est un appel à la sororité. Roselyne Bachelot en est convaincue : les femmes ne réussiront durablement en politique que si elles apprennent à s’unir. “La véritable force des femmes en politique réside dans leur capacité à créer des réseaux de soutien, plutôt que de se diviser”, assène-t-elle.
Un message simple, mais qui va à l’encontre de réflexes profondément ancrés. La compétition, la méfiance, la rivalité sont des attitudes héritées d’un système patriarcal qui a longtemps fait des femmes des concurrentes pour des miettes de pouvoir. Pour Roselyne Bachelot, il est temps de dépasser ces schémas.
Ce qu’il faut retenir
-
Machisme persistant : Roselyne Bachelot confirme que le machisme est toujours présent en politique, tout en soulignant les rivalités entre femmes.
-
“Psychologie du harem” : elle analyse ce phénomène qui pousse les femmes à se percevoir comme des concurrentes plutôt que comme des alliées.
-
Solidarité indispensable : L’ancienne ministre insiste sur la nécessité pour les femmes de créer des réseaux d’entraide, comme elle a tenté de le faire au sein du gouvernement.
-
Confessions choc : Elle avoue avoir « tué » un adversaire politique par vengeance et ne pas le regretter.
-
Lucide et combative : À 77 ans, Roselyne Bachelot dresse le bilan de son parcours et appelle les femmes à s’unir pour conquérir durablement le pouvoir.
Conclusion : “Madame Sans-Gêne” reste fidèle à elle-même
Roselyne Bachelot n’a jamais été une femme comme les autres. En politique, elle a toujours cultivé une liberté de ton, une franchise parfois brutale, un sens de la formule qui lui a valu autant d’admirateurs que d’ennemis. À 77 ans, elle ne change pas.
Son interview pour ELLE est un document précieux sur ce que signifie être une femme en politique, sur les obstacles à franchir, sur les coups à encaisser, mais aussi sur les alliances à nouer. Son message principal est un appel à la sororité et à la solidarité entre les femmes. Un appel qui résonne particulièrement à une époque où les droits des femmes sont parfois remis en cause.
Derrière les formules choc et les confessions assassines, il y a une leçon : la politique est un milieu dur, parfois cruel. Mais les femmes peuvent s’y imposer, à condition de s’unir, de se soutenir et de cesser de se percevoir comme des concurrentes.
Roselyne Bachelot a montré la voie. Reste à voir si les générations suivantes sauront la suivre.



