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“Oh oui, des salopes, il y en a” : Roselyne Bachelot dénonce le machisme et les coups bas entre femmes en politique

Une confidence choc

L’interview ne serait pas complète sans un moment de pure provocation, la signature de Roselyne Bachelot. Lorsque le magazine ELLE lui demande si elle a déjà « tué » un adversaire politique, elle répond sans hésiter.

“Oui, par vengeance. Et je ne le regrette pas ! Mais je ne vous dirai pas qui.”

Une déclaration qui en dit long sur la dureté des relations politiques. “Tuer”, bien sûr, ne signifie pas physiquement. Dans le jargon politique, le terme désigne le fait de faire tomber un adversaire, de le faire perdre son poste ou de mettre fin à sa carrière. Et Roselyne Bachelot avoue l’avoir fait, froidement, par vengeance.

“La tueuse de secrétaire d’État”

L’ancienne ministre se souvient d’ailleurs du titre qu’avait utilisé Le Figaro à l’époque : “Roselyne Bachelot, la tueuse de secrétaire d’État”. Un surnom qui semble la flatter, ou, en tout cas, ne la gêne pas.

Cette confidence révèle une facette plus sombre, mais aussi plus réaliste, de la personnalité de Roselyne Bachelot. Elle n’est pas une femme douce et angélique. Elle a appris, comme beaucoup, à se battre, à rendre les coups et à utiliser les armes de ses adversaires. Et elle l’assume.

“Parfois, les femmes doivent adopter des comportements tout aussi agressifs que ceux des hommes pour survivre dans cet univers”, analyse-t-elle. Une réalité que beaucoup de femmes politiques vivent en silence, mais que Roselyne Bachelot expose au grand jour.

Une lucidité rare sur le milieu politique

La politique, un “métier d’homme” qui se féminise lentement

Roselyne Bachelot a fait son entrée en politique dans les années 1980. À l’époque, les femmes étaient rares au sein des instances dirigeantes. Le machisme était omniprésent, souvent assumé. Trente ans plus tard, la situation a évolué, mais les mentalités ont la vie dure.

“Il y a encore un machisme très présent”, déplore-t-elle. Les femmes sont plus nombreuses, mais elles restent jugées plus durement, soumises à des standards esthétiques et comportementaux que les hommes n’ont pas à affronter. Leurs émotions sont scrutées, et leur autorité remise en cause plus facilement.

Pourtant, Roselyne Bachelot ne se contente pas de dénoncer. Elle observe aussi les progrès. La parité est désormais une réalité dans les assemblées, même si elle reste imparfaite au sein des postes de pouvoir. Et surtout, les jeunes générations de femmes politiques semblent plus conscientes de l’importance de la solidarité.


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