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Nolwenn Leroy et Arnaud Clément : la bigorexie du tennisman racontée par la chanteuse

La bigorexie, c’est quoi exactement ?

Le terme peut surprendre. La bigorexie désigne une addiction comportementale au sport, comparable par certains aspects à la dépendance au jeu ou aux écrans. La personne concernée ne pratique plus pour se faire du bien : elle pratique parce qu’elle ne peut pas faire autrement. L’activité physique devient une obligation intérieure, un rituel dont l’arrêt provoque angoisse et culpabilité.

Selon la psychologue Maria Hejnar, interrogée par Femme Actuelle, ce trouble touche principalement les sports d’endurance : course à pied, cyclisme, natation, parfois musculation. « Les tensions psychiques, les angoisses, les problèmes semblent disparaître dans une sensation de bien-être qui suit l’exercice intense », explique-t-elle. Le mécanisme est bien rodé : l’effort soulage, mais ce soulagement réclame toujours plus d’effort pour se reproduire.

Les sports d’endurance en première ligne

Pourquoi l’endurance plutôt qu’un autre sport ? Parce qu’elle se prête à la répétition, à la performance mesurable, aux objectifs sans cesse repoussés. Un coureur peut toujours courir plus vite, plus loin, plus souvent. Cette logique du dépassement, valorisée socialement, masque parfois une véritable souffrance psychique.

Un trouble renforcé par le haut niveau

Chez un ancien athlète professionnel, le terrain est particulièrement favorable. Toute une vie a été organisée autour de l’entraînement, des compétitions et de la performance. Le jour où la carrière s’arrête, le corps continue de réclamer sa dose. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si de nombreux sportifs retraités témoignent de ce vide difficile à combler autrement que par l’exercice.

Ce que Nolwenn Leroy a confié sur France 3

Invitée de l’émission Chemins de travers, la chanteuse a évoqué son quotidien avec une franchise désarmante. « J’ai toujours aimé l’endurance. Je fais un peu de tennis. Mais forcément maintenant… je suis obligée. Je vis avec un bigorexique, c’est-à-dire la maladie du sport, donc forcément ça me pousse un peu, ça me motive », a-t-elle déclaré.

Derrière la légèreté apparente de la formule, le message est plus profond. Vivre avec une personne bigorexique, c’est accepter un rythme imposé, des horaires dictés par l’entraînement, une disponibilité mentale parfois accaparée par l’activité physique. La chanteuse ne dresse pas un réquisitoire : elle décrit, avec pudeur, une réalité conjugale que beaucoup connaissent sans oser la nommer.

Car c’est là tout l’intérêt de sa prise de parole. En mettant un mot sur ce que vit son mari, elle brise le tabou qui entoure les addictions sans substance. On parle volontiers de l’alcool, du tabac ou des jeux d’argent. On parle beaucoup moins de cette dépendance à l’effort, pourtant bien réelle et parfois destructrice.


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