Nolwenn Leroy et Arnaud Clément : la bigorexie du tennisman racontée par la chanteuse

Les étapes d’une prise en charge efficace
La première démarche consiste généralement à consulter son médecin traitant. Ce dernier peut orienter vers un médecin du sport ou un service spécialisé si la situation le justifie. Ensuite, un accompagnement psychologique aide à comprendre les mécanismes qui ont mené à l’addiction, afin d’éviter la rechute.
La sophrologie, par exemple, apprend à gérer les émotions lors des pulsions sportives trop intenses. Progressivement, le patient modifie son rapport à l’effort : il redécouvre d’autres plaisirs, réintroduit de la sociabilité dans sa pratique, accepte de ralentir sans se sentir en danger.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Curieusement, les services d’addictologie classiques ne sont pas toujours adaptés. Les bigorexiques ont souvent du mal à s’identifier aux autres patients pris en charge pour des dépendances à l’alcool ou aux drogues. Le vécu est différent, et cette différence peut freiner la thérapie. Mieux vaut donc se tourner vers des professionnels formés à ces addictions comportementales.
Pourquoi ce témoignage compte
En acceptant de parler, Nolwenn Leroy ne règle pas seulement une affaire privée. Elle donne une visibilité à un trouble qui touche, selon plusieurs estimations, une part croissante de la population, en particulier chez les hommes de 25 à 45 ans. La pandémie de Covid-19 a d’ailleurs aggravé la tendance : pendant les confinements, certains ont intensifié leur pratique jusqu’à basculer dans l’excès.
Son message, finalement, est simple : aimer quelqu’un, c’est aussi l’accompagner vers le soin. Pas en le jugeant, pas en le contraignant, mais en nommant la difficulté et en cherchant de l’aide. Une leçon utile bien au-delà du monde du sport de haut niveau.
Ce qu’il faut retenir
La bigorexie est une véritable addiction, pas un simple trait de caractère. Elle peut fragiliser un couple, une famille, une santé. Mais elle se soigne, à condition d’être reconnue et accompagnée par des professionnels compétents. Le témoignage de la chanteuse rappelle que derrière chaque champion se cache parfois un être en lutte avec lui-même.
Si vous vous reconnaissez, vous ou un proche, dans cette description, ne restez pas seul. Parlez-en à votre médecin traitant, qui saura vous orienter vers la bonne structure. Et si cet article vous a éclairé, partagez-le autour de vous : briser le silence est souvent le premier pas vers la guérison.



