Michel Dejeneffe, créateur de la célèbre marionnette Tatayet, est décédé à 77 ans

De la scène à la transmission : former la relève de la ventriloquie
Loin de vouloir s’effacer complètement, Michel Dejeneffe ambitionnait, au moment de son retrait, de transmettre son savoir-faire. Son désir : former de nouveaux artistes à l’art délicat de la ventriloquie, laissant Tatayet soigneusement remisé dans une valise. Un projet noble qui rejoint une tendance forte du secteur de la formation en ligne et du mentorat dans les disciplines rares.
De nos jours, apprendre la ventriloquie ne se limite plus aux cours en présentiel. Des plateformes de formation en ligne et des tutoriels vidéo fleurissent, rendant la discipline accessible à un public mondial. On y apprend à dissocier sa voix de ses mouvements labiaux, à créer un personnage et à écrire des sketchs. Le tout sans avoir à investir dans des études longues et coûteuses. Ce virage numérique transforme la transmission des savoirs. Pour des métiers menacés de disparition, cela constitue une véritable bouée de sauvetage.
Certains experts n’hésitent pas à comparer cet essor à celui des formations en technologie ou en logiciels SaaS : le savoir se démocratise et se personnalise. Pour un jeune aspirant ventriloque, suivre un cursus en ligne offre une flexibilité quasi absente des conservatoires. Michel Dejeneffe, en voulant enseigner, se plaçait dans cette continuité pédagogique. Même s’il n’a pas eu le temps de développer ce projet à grande échelle, son intention résonne avec l’air du temps.



