Hugues Aufray, 97 ans : « Bon, ben c’est raté ! » le regret inattendu d’une légende après 70 ans de carrière

Hugues Aufray, 97 ans : « Bon, ben c’est raté ! », le regret inattendu d’une carrière de 70 ans
À 97 ans, Hugues Aufray demeure une anomalie magnifique dans le paysage musical français. L’homme a traversé sept décennies de scène, de studios et de tournées, et continue de monter sur les planches avec une énergie qui forcerait le respect du plus jeune des artistes. Pourtant, derrière cette longévité exceptionnelle se cache une confession que peu de gens auraient imaginée. Interrogé récemment sur les ondes de RTL, l’interprète de « Santiano » a lâché une phrase aussi brève que déroutante : « Bon, ben c’est raté ! ». Un aveu qui contraste violemment avec l’image d’un homme accompli, décoré, admiré, et toujours en tournée. Alors que certains de ses admirateurs ont même soumis sa candidature au Guinness des Records pour lui décerner le titre officieux de « chanteur le plus âgé du monde », Hugues Aufray nourrit donc des regrets. Et pas n’importe lesquels : ceux d’une vocation artistique qu’il n’a jamais pu pleinement embrasser, celle de peintre et de sculpteur.
Un artiste accompli qui se rêvait sculpteur
On imagine volontiers qu’après soixante-dix ans de carrière, un chanteur de cette envergure aurait rangé ses doutes au placard. Ce n’est visiblement pas le cas. Hugues Aufray a confié qu’il aurait adoré mener une vie de plasticien, loin des projecteurs et des salles de concert. La peinture et la sculpture l’ont toujours attiré, mais le destin en a décidé autrement.
Il a bien tenté l’expérience. Lorsqu’il a enfin eu les moyens financiers de s’offrir du matériel et un atelier digne de ce nom, il s’est lancé dans la sculpture. Le résultat, selon ses propres mots, n’a pas été à la hauteur de ses espérances. « J’ai fait un petit peu de sculpture mais je disais : “Bon, ben c’est raté.” » Cette lucidité brutale, presque désarmante chez un homme de son statut, rappelle que la réussite publique ne protège jamais totalement des frustrations intimes. On peut remplir des stades, être repris en chœur par plusieurs générations, et continuer à se demander ce qu’on aurait pu devenir si l’on avait pris un autre chemin.



