Pierre Cabaré et Christophe Arend, les soutiens de Gérald Darmanin visés par des plaintes pour agression sexuelle

Pierre Cabaré et Christophe Arend, les soutiens de Gérald Darmanin visés par des plaintes pour agression sexuelle
La tribune publiée dans Le Monde par 167 élus de la majorité parlementaire en soutien à Gérald Darmanin a fait grand bruit. Ce texte, qui rappelait l’importance de la présomption d’innocence alors que le ministre de l’Intérieur est visé par une plainte pour viol, harcèlement sexuel et abus de confiance, contenait pourtant une surprise embarrassante. Parmi les signataires figurent deux députés La République en Marche, Pierre Cabaré et Christophe Arend, eux-mêmes accusés de faits graves par d’anciennes collaboratrices parlementaires. Une coïncidence qui soulève de nombreuses questions sur la cohérence du discours politique et la protection des victimes présumées.
L’affaire Darmanin a déjà profondément divisé l’opinion. D’un côté, une partie de la classe politique et de la société civile dénonce la nomination d’un ministre sous le coup d’une enquête pour viol. De l’autre, plusieurs élus rappellent que toute personne accusée doit bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle condamnation définitive. Mais lorsque les défenseurs de ce principe sont eux-mêmes visés par des plaintes pour agression sexuelle ou harcèlement, le débat prend une tournure particulièrement délicate.
Une tribune de soutien qui interroge la majorité
Le texte paru dans Le Monde au début de la polémique autour de Gérald Darmanin se voulait un rappel solennel : la présomption d’innocence est un pilier de l’État de droit. Les 167 signataires, tous issus des rangs de La République en Marche et de ses alliés, appelaient à ne pas confondre accusation et condamnation. Pour beaucoup d’observateurs, cette initiative était avant tout une manière de protéger le ministre de l’Intérieur, alors que plusieurs manifestations réclamaient sa démission.
Mais la présence de Pierre Cabaré et de Christophe Arend dans cette liste a rapidement attiré l’attention. Les deux hommes ne sont pas de simples élus anonymes : ils font l’objet de procédures judiciaires pour des faits présumés de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle. Signer une tribune en faveur d’un collègue accusé de viol tout en étant soi-même mis en cause pour des violences sexuelles peut apparaître, aux yeux de nombreux citoyens, comme une tentative de banaliser les accusations ou de minimiser la parole des victimes.



