Pierre Cabaré et Christophe Arend, les soutiens de Gérald Darmanin visés par des plaintes pour agression sexuelle

Pierre Cabaré : une plainte pour agression sexuelle en Haute-Garonne
Député de Haute-Garonne, Pierre Cabaré est visé par une plainte déposée par sa suppléante et ancienne collaboratrice parlementaire, Lucie Schmitz. Cette dernière l’accuse de faits d’agression sexuelle — notamment une main aux fesses — ainsi que de harcèlement sexuel et de harcèlement moral. Selon les informations disponibles, les enquêteurs du Service régional de la police judiciaire de Toulouse ont terminé leurs investigations. Le dossier est désormais entre les mains du parquet de la ville rose, qui devra décider des suites à donner.
Lucie Schmitz, contactée par plusieurs médias, s’est dite profondément choquée en apprenant que son ancien patron figurait parmi les signataires de la tribune de soutien à Gérald Darmanin. Elle a notamment déclaré, dans des propos rapportés, qu’un « présumé innocent qui soutient un présumé innocent, cela commence à faire beaucoup ». Elle déplore également ne pas avoir été accompagnée par les instances de La République en Marche après son licenciement, ce qui illustre selon elle un manque de considération pour les victimes présumées au sein du mouvement politique.
De son côté, Pierre Cabaré conteste fermement les accusations. Son avocat a déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse contre l’ex-collaboratrice, une riposte classique dans ce type d’affaires. L’élu n’a pas répondu aux sollicitations des journalistes concernant sa participation à la tribune.
Christophe Arend : une affaire relancée par la justice
Le cas de Christophe Arend, député de Moselle, présente des similitudes troublantes. Une ancienne assistante parlementaire l’accuse de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle. Une première plainte avait été classée sans suite par le procureur de la République de Sarreguemines fin 2017. Mais l’affaire a été relancée en septembre 2018, lorsque les avocats de la plaignante ont annoncé le dépôt d’une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, afin qu’un juge d’instruction indépendant puisse instruire les faits dénoncés.
Cette procédure permet à la victime présumée de demander directement l’ouverture d’une information judiciaire, même après un classement sans suite. Elle témoigne d’une volonté de ne pas laisser l’affaire sans réponse. Christophe Arend, comme son collègue Pierre Cabaré, a également déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse, affirmant que les accusations portées contre lui sont infondées et qu’elles ont eu des conséquences graves sur sa vie personnelle et politique.



