Disparition de Lyhanna : un agriculteur lève le voile sur le silo où le corps a été retrouvé

Disparition de Lyhanna : un agriculteur lève le voile sur le silo où le corps a été retrouvé
Ce jeudi 4 juin 2026, une découverte macabre a bouleversé la petite commune de Fleurance, dans le Gers. Le corps sans vie d’une jeune fille a été retrouvé dans un silo agricole abandonné, à une quinzaine de kilomètres du domicile familial. Il s’agit d’un nouveau chapitre, déchirant, dans l’affaire de la disparition de Lyhanna, une collégienne de 11 ans qui n’avait plus donné signe de vie depuis le 29 mai dernier. Alors que l’émotion est à son comble, un agriculteur local, qui a participé aux battues citoyennes, a accepté de décrire avec précision ce lieu isolé et fermé depuis plusieurs années. Ses révélations éclairent d’un jour nouveau les circonstances de cette tragédie.
Le corps a été localisé dans un secteur appelé Puycasquier, à une quinzaine de kilomètres de Fleurance. Un lieu que peu de gens connaissent, et que presque personne ne fréquente plus. L’agriculteur, qui a travaillé pendant quinze ans chez le propriétaire des champs entourant le silo, explique que cette structure est « isolée et fermée depuis quelques années ». Selon lui, « plus personne n’y passe ». Un constat glaçant qui soulève des questions sur la manière dont le corps a pu s’y trouver sans être découvert plus tôt.
Un silo isolé, un lieu oublié de tous
L’agriculteur décrit un bâtiment agricole typique de la région, mais avec une particularité : son accès est peu évident. « Vous avez un chemin de rentrée et une sortie qui n’est pas la même que l’entrée », précise-t-il. « Donc vous rentrez d’un côté et vous sortez de l’autre. Aujourd’hui, avec le peu de monde qui passe sur ces routes, n’importe qui peut passer et vous passerez inaperçu. » Cette configuration rend le lieu idéal pour qui souhaite agir discrètement. Le silo, bien qu’abandonné, est entretenu ponctuellement par une personne. C’est d’ailleurs cette dernière qui a guidé les enquêteurs vers la découverte macabre.
Le témoignage de cet agriculteur met en lumière un constat plus large : dans les zones rurales du Gers, de nombreux bâtiments agricoles sont laissés à l’abandon. Faute d’entretien régulier et de passage, ils deviennent des angles morts pour la surveillance. « C’est un coin isolé où il y a très peu de passage », insiste-t-il. Cette réalité géographique a sans doute compliqué les recherches initiales, malgré l’implication des forces de l’ordre et des centaines de bénévoles mobilisés lors des battues.



