Vito Luprano brise le silence : « René Angélil contrôlait chaque aspect de la vie de Céline Dion »

« Il m’a jeté, comme mis à la poubelle » : la blessure qui ne cicatrise pas
Ce qui frappe dans le témoignage de Vito Luprano, c’est la douleur encore palpable, des années après les faits. Pas la rancœur d’un homme amer, mais la blessure profonde d’un collaborateur qui croyait avoir construit quelque chose de durable, fondé sur la confiance et le respect.
« Moi, ça ne me dérangeait pas d’être dans l’ombre. Mon but, c’est qu’elle devienne une superstar musicalement », dit-il. Une posture de serviteur de l’art, dévouée à la cause d’une artiste unique. Mais cette discrétion n’a pas suffi à le protéger.
« En s’éloignant de moi, René m’a vraiment blessé. Il m’a blessé fort. Après 23 ans de travail, il m’a jeté, comme s’il m’avait jeté à la poubelle. Je n’ai pas aimé ça. » Des mots simples, directs, qui disent tout sur la violence d’un congédiement sans égard, après plus de deux décennies d’une loyauté sans faille.
Céline Dion rend hommage à René pour les 10 ans de sa disparition
Ces révélations arrivent dans un contexte particulièrement émotionnellement chargé. Le 14 janvier dernier, soit la veille de la publication de l’interview de Luprano dans Paris Match, Céline Dion prenait la parole sur son compte X pour rendre hommage à René Angélil, dix ans jour pour jour après sa mort.
Sur une photo où l’on aperçoit un portrait lumineux de son époux trônant sur un piano, la chanteuse a écrit avec une pudeur bouleversante : « Mon amour, dix ans sans toi, c’est comme un jour et pourtant, chaque jour semble une décennie… » Des mots qui décrivent l’étrange distorsion du temps quand le deuil s’installe dans une vie, ni tout à fait présent, ni jamais vraiment passé.
Elle a poursuivi : « Dix ans sans tes caresses et pourtant, chaque jour, je sens ta présence… Tu nous manques terriblement, mais tu nous as appris à être forts. On t’aime toujours plus chaque jour, chaque année. » Avant de signer au nom de toute la famille : « Céline, RC, Nelson et Eddy. »



