INSOLITE

Vito Luprano brise le silence : « René Angélil contrôlait chaque aspect de la vie de Céline Dion »

« Personne ne parlait en direct à Céline » : le contrôle absolu de René Angélil

Dans son interview à Paris Match, Vito Luprano ne mâche pas ses mots. La description qu’il fait du fonctionnement interne du clan Dion-Angélil est saisissante. « Dès que quelqu’un s’approchait de Céline, René devenait nerveux », confie-t-il. Une nervosité se traduisant par une règle tacite, mais absolue, au sein de l’équipe.

« Personne ne parlait en direct à Céline. “Viens me parler avant”, disait-il. “C’est moi qui parle à Céline.” » Une phrase qui résume à elle seule la philosophie de gestion de René Angélil : tout passe par lui, rien n’échappe à son regard. Pas une décision, pas une conversation, pas un compliment.

Dans son livre, Luprano approfondit cette analyse. Il décrit Angélil comme quelqu’un dont le rôle, autoproclamé, était de veiller à ce que Céline suive son plan. « Toute l’attention de Céline devait être dirigée vers René. C’était lui qui devait combler tous ses besoins émotionnels pour qu’elle reste en équilibre », écrit-il. Une forme d’isolement affectif, savamment orchestrée, poussant parfois la chanteuse au-delà de ses limites émotionnelles et physiques.

Le moment où tout a basculé entre Luprano et Angélil

Comment en est-on arrivé à cette rupture brutale après plus de vingt ans de collaboration ? Vito Luprano identifie avec précision le moment où les choses ont commencé à se dégrader. Et il tient à un geste anodin, presque banal : des félicitations reçues directement de Céline Dion.

« C’est là que ça a commencé à aller moins bien entre René et moi », explique-t-il. Lorsque Céline Dion a commencé à reconnaître publiquement, devant son mari, la valeur du travail accompli par Luprano, quelque chose s’est cassé. « En fait, à ce moment-là, Céline a pris le contrôle. Elle s’est vraiment rendu compte de tout ce que j’apportais. »

Pour René Angélil, voir sa femme exprimer une reconnaissance directe envers quelqu’un d’autre était, selon Luprano, une menace. Pas nécessairement consciente. Mais réelle. Et dans la logique de contrôle total qu’il avait mise en place, toute forme d’autonomie émotionnelle chez Céline représentait un déséquilibre à corriger.


Previous page 1 2 3 4Next page

Related Articles

Back to top button