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Vaccins Covid-19 : Le vrai bilan des effets secondaires révélé par les autorités sanitaires

Vaccin AstraZeneca : Le plus controversé

Réservé aux personnes de 55 ans et plus, le vaccin AstraZeneca a suscité de vives inquiétudes. Sur 7,85 millions d’injections, 28.674 cas d’effets indésirables ont été rapportés (77% non graves, 23% graves).

La principale controverse concerne les thromboses. En mars 2021, le vaccin a été temporairement suspendu en France après des cas de thromboses associées à une thrombocytopénie. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a finalement confirmé que le rapport bénéfice-risque restait positif.

Signaux confirmés pour AstraZeneca :

  • Syndromes pseudo-grippaux
  • Thromboses avec thrombocytopénie
  • Syndrome de fuite capillaire
  • Syndrome de Guillain-Barré
  • Thrombopénies immunitaires

Au 7 janvier 2022, l’ANSM avait recensé 29 cas de thrombocytopénie thrombotique immunitaire induite par le vaccin (TTIV). Un chiffre rare mais à prendre en compte dans la balance bénéfices-risques.

Vaccin Janssen : Monodose et sous surveillance

Le vaccin Janssen de Johnson & Johnson, administré en une seule dose, est réservé aux personnes de 55 ans et plus. Avec seulement 1,08 million d’injections, 1 345 cas d’effets indésirables ont été rapportés. La particularité ? 38 % sont considérés comme graves, ce qui constitue le taux le plus élevé parmi les quatre vaccins.

Comme AstraZeneca, Janssen a été suspendu temporairement aux États-Unis après des cas de thromboses. L’EMA a conclu que les événements thromboemboliques associés à une thrombopénie sont des effets indésirables très rares mais confirmés.

Les signaux sous surveillance pour Janssen :

  • Thromboses avec thrombocytopénie
  • Syndrome de fuite capillaire
  • Syndrome de Guillain-Barré
  • Myélite transverse
  • Thromboembolie veineuse

Les patients atteints de cancer peuvent-ils être vaccinés ?

Une étude américaine du National Comprehensive Cancer Network (NCCN), publiée en février 2022, apporte des réponses rassurantes. Les chercheurs ont analysé les effets secondaires chez 1 700 personnes atteintes de cancer ayant reçu deux doses de Pfizer. Résultat : les effets indésirables sont identiques à ceux observés dans la population générale.

Les vaccins à ARN messager semblent donc sans danger pour ces patients vulnérables. Une donnée importante, puisque ces patients n’avaient pas été inclus dans la plupart des études pilotes.

Risques cardiovasculaires : Ce qu’il faut vraiment savoir

La question des risques cardiaques reste centrale dans le débat sur les vaccins. Une étude publiée dans Annals of Internal Medicine en janvier 2022 a suivi 160 patients hospitalisés pour une cardite. Les résultats montrent que les personnes vaccinées avec Pfizer avaient 3,57 fois plus de risques de développer une cardite, particulièrement chez les jeunes hommes après la deuxième dose.

Cependant, l’incidence reste très faible : 0,57 cas pour 100 000 injections. Les chercheurs rappellent que ce risque doit être équilibré avec les bénéfices de la vaccination, surtout face aux complications cardiovasculaires bien plus fréquentes de la Covid-19 elle-même.

Une autre étude du groupement Epi-Phare (ANSM et Cnam) confirme que les vaccins à ARN messager n’augmentent pas le risque d’infarctus, d’AVC ou d’embolie pulmonaire chez les moins de 75 ans.

Dose de rappel : Des données rassurantes

Plus de 22 millions de doses de rappel Pfizer et 9,6 millions de Moderna ont été administrées. Bonne nouvelle : l’ANSM n’a identifié aucun signal spécifique lié aux doses de rappel. Les effets secondaires restent similaires à ceux observés après les premières injections.

Que faire en cas d’effet secondaire ?

Si vous ressentez des effets inattendus après votre vaccination, consultez votre médecin traitant. Vous pouvez également signaler ces effets au Centre régional de pharmacovigilance dont vous dépendez ou effectuer une déclaration en ligne sur le site signalement-sante.gouv.fr.

En résumé : Les vaccins contre la Covid-19 ont des effets secondaires, comme tout médicament. La grande majorité est béninoise et transitoire. Les effets graves demeurent rares, et les autorités sanitaires assurent une surveillance constante. Face à une maladie qui peut elle-même entraîner des complications cardiovasculaires graves, le rapport bénéfice-risque reste favorable pour la grande majorité de la population.

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