Trois morts sur l’A6 près de Madrid : les familles découvrent que les corps remis n’étaient pas ceux de leurs proches

Trois morts sur l’A6 près de Madrid : les familles découvrent que les corps remis n’étaient pas ceux de leurs proches
Un accident de la route a coûté la vie à trois personnes sur l’autoroute A6, en périphérie de Madrid. Mais le drame ne s’est pas arrêté là. Au moment d’organiser les obsèques, les familles des deux victimes passagères ont vécu un second choc : les cercueils ne contenaient pas les corps de leurs proches. Une erreur d’identification tragique qui a transformé le deuil en véritable parcours du combattant.
Une collision frontale d’une violence extrême sur l’autoroute A6
Tout s’est joué en quelques secondes, la semaine dernière, sur l’autoroute A6 à hauteur de Madrid. Un conducteur au volant d’un Volkswagen Taigo s’est engagé à contresens, pour une raison qui reste encore à déterminer. La manœuvre a pris de court les autres usagers de la route, et notamment le conducteur d’une Passat qui arrivait en sens inverse.
Malgré une tentative d’évitement, la collision frontale a été inévitable. Le choc a été d’une rare violence. Les trois occupants des deux véhicules ont été tués sur le coup. Les secours, rapidement dépêchés sur place, n’ont rien pu faire pour les ranimer.
Le conducteur du Taigo, responsable de l’accident, est décédé dans sa voiture. Les deux hommes qui se trouvaient dans la Passat, Juan Carlos et Alberto, âgés de 44 et 41 ans, ont également perdu la vie. Pour leurs familles respectives, l’annonce de cette disparition brutale a été un choc terrible. Mais le pire restait à venir.
Le choc de Sandra à l’ouverture du cercueil de son frère
Dans les jours qui ont suivi le drame, les familles ont dû accomplir les démarches administratives et médico-légales d’usage. Les corps ont été transportés à l’Institut de Médecine Légale de Madrid, où des autopsies ont été pratiquées. C’est dans ce cadre que les proches ont été informés qu’ils pouvaient organiser la crémation des défunts.
Lundi, la famille de Juan Carlos s’est rendue à la morgue pour les dernières formalités. Sandra, la sœur de la victime, a alors formulé une demande précise : voir son frère une dernière fois, lui faire ses adieux. Les médecins légistes ont d’abord émis des réticences, invoquant l’état du corps, qui n’était pas présentable. Mais Sandra a insisté.
Finalement, les employés de l’institut ont cédé et ont ouvert le cercueil. Ce que Sandra a découvert l’a laissée sans voix. L’homme allongé devant elle n’était pas son frère. Le visage, les yeux, la silhouette : rien ne correspondait. Dans une interview accordée à un média espagnol, elle raconte son effroi :
« Quand ils me l’ont montré, je n’y croyais pas. Mon frère avait des tatouages sur les bras, et ce n’était pas Juanqui — c’est son surnom —, ce n’était pas son visage, ses yeux, ses cils. Rien. Ce n’était pas lui. »
Un témoignage bouleversant qui met en lumière une erreur humaine aux conséquences dévastatrices.



