Tragédie en Thaïlande : Incendie meurtrier dans un bar de Bangkok, au moins 27 morts

Des scènes de panique et des issues de secours bloquées
Les récits des survivants sont glaçants. Kan Kutirat, un touriste laotien qui se trouvait dans le bar, raconte avoir entendu une multitude de cris déchirants provenant de l’intérieur. “En quelques secondes, la fête s’est transformée en enfer. Les gens couraient dans tous les sens, sans savoir où aller”, témoigne-t-il. L’épaisse fumée a rapidement envahi l’espace, rendant la respiration difficile et la visibilité quasi nulle. Désorientés, de nombreux clients ont perdu leurs repères. Plusieurs d’entre eux ont instinctivement couru vers le fond du bâtiment, en direction des sanitaires, pensant y trouver une issue. Malheureusement, cette zone s’est avérée être un cul-de-sac mortel, ne proposant aucune sortie de secours. Cette configuration tragique a transformé certaines parties du bar en véritables pièges, comme l’a souligné le Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, lors de sa visite sur les lieux.
Un bilan humain lourd et des identifications en cours
Le travail d’identification des victimes est une tâche longue et douloureuse. Les enquêteurs ont déjà pu identifier dix personnes. Parmi elles, neuf étaient de nationalité thaïlandaise et une venait du Laos. Les équipes médico-légales poursuivent leurs investigations pour confirmer l’identité des autres personnes décédées, un processus qui pourrait prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Pendant ce temps, dans les hôpitaux de Bangkok, les équipes médicales restent mobilisées jour et nuit pour tenter de sauver les 22 blessés les plus graves. Leurs familles attendent, dans l’angoisse, des nouvelles.
La découverte de plusieurs corps à proximité d’une porte présentée comme une sortie de secours soulève une question cruciale et troublante : cette porte était-elle réellement fonctionnelle au moment du drame ? Permettait-elle de quitter le bâtiment ? Les enquêteurs doivent maintenant déterminer si elle était verrouillée, bloquée ou si son ouverture était entravée par un obstacle. Cette interrogation est au cœur de l’enquête sur les manquements à la sécurité.



