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Robert Ménard demande à Emmanuel Macron de témoigner à son procès pour refus de mariage sous OQTF

Retour sur le mariage refusé de juillet 2023

Pour comprendre les enjeux de ce procès, il faut revenir aux faits. Le 7 juillet 2023, une Française et son compagnon algérien se présentent à la mairie de Béziers avec l’intention de célébrer leur union. Robert Ménard oppose alors un refus catégorique, invoquant la situation administrative du futur époux. Ce dernier, âgé de 23 ans à l’époque, fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, une mesure administrative qui n’a pourtant pas vocation à empêcher le mariage civil.

Le maire de Béziers justifie également sa décision par la crainte d’un mariage blanc, une suspicion qui n’a jamais été confirmée par une enquête préliminaire. Le refus de l’élu déclenche immédiatement une procédure judiciaire à son encontre. Le jeune homme, lui, sera expulsé vers l’Algérie quelques semaines plus tard, où il réside toujours selon les informations rapportées en 2025.

Cette affaire s’inscrit dans une série de positions fermes prises par Robert Ménard sur les questions migratoires depuis son élection à la tête de la ville de Béziers en 2014. L’ancien journaliste, cofondateur de Reporters sans frontières, n’a jamais caché sa ligne politique sur ce sujet, quitte à s’attirer les foudres de la classe politique et des associations de défense des droits des étrangers.

Un maire qui assume pleinement ses choix

Malgré les poursuites pénales et la pression médiatique, Robert Ménard n’affiche aucun regret. L’élu assume pleinement sa décision et la replace dans un contexte plus large de cohérence administrative. « Ce garçon était en situation illégale », a-t-il martelé dans ses récentes déclarations, rappelant que l’OQTF était une réalité juridique que les maires ne peuvent ignorer selon lui.

Pour le maire de Béziers, l’incohérence ne vient pas de son refus mais bien de la législation elle-même. Comment concevoir qu’un État puisse ordonner l’éloignement d’un individu tout en autorisant, dans le même temps, la célébration de son mariage sur le territoire national ? Cette contradiction apparente constitue le cœur de sa défense et explique sa volonté de faire venir Emmanuel Macron à la barre.

L’élu entend démontrer que même le plus haut représentant de l’État a reconnu les failles du système juridique actuel. En citant les propos présidentiels de 2025, Robert Ménard cherche à établir que sa position n’est pas isolée mais partagée au plus sommet de l’exécutif, ce qui pourrait influencer la perception du tribunal.


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