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Pourquoi un médecin déconseille d’embrasser une personne décédée : ce qu’il faut savoir sur les risques sanitaires lors du deuil

Rituels de deuil et santé mentale : un équilibre délicat

Voilà le cœur du problème. Interdire un geste aussi symbolique, c’est toucher à quelque chose de profondément intime. Pour de nombreuses cultures, embrasser le défunt fait partie intégrante du processus de séparation. Refuser ce contact peut laisser une blessure supplémentaire, un sentiment de deuil inachevé.

Les psychologues le confirment : les rituels funéraires aident à ancrer la réalité de la perte et à entamer le travail de deuil. Toucher le corps, lui dire adieu, fermer les yeux du défunt… Ces gestes permettent au cerveau d’accepter ce que la raison a déjà compris. Les supprimer sans raison valable peut compliquer le processus émotionnel.

D’un autre côté, ignorer les précautions sanitaires au nom du chagrin n’est pas non plus une solution. L’équilibre réside dans l’information : savoir quand le contact est risqué, et adapter son comportement en conséquence.

Ce que recommande la thanatopraxie

Les professionnels de la thanatopraxie, qui préparent les corps pour les funérailles, appliquent des règles strictes : gants, masques, blouses, désinfection systématique. Leur expérience montre que le risque existe bel et bien, mais qu’il est maîtrisable avec des mesures simples. Pour les familles, cela signifie qu’un contact bref et mesuré reste possible dans la plupart des cas.

Alternatives symboliques au baiser du défunt

Si vous avez un doute, ou si le défunt souffrait d’une maladie contagieuse, il existe des façons tout aussi touchantes de lui rendre hommage sans contact direct :

  • Allumer une bougie en sa mémoire et se recueillir quelques minutes en silence.
  • Déposer une fleur ou un objet symbolique sur le cercueil.
  • Écrire une lettre d’adieu et la glisser près du corps.
  • Prononcer quelques mots, une prière ou une chanson qu’il aimait.
  • Caresser le cercueil ou poser la main sur le drap, sans contact cutané direct.

Ces gestes remplissent la même fonction psychologique : marquer la séparation, exprimer l’amour, dire au revoir. Le symbole compte souvent plus que le contact physique lui-même.

Faut-il vraiment s’inquiéter ? L’avis des autorités sanitaires

La réponse courte : pas de panique, mais un peu de bon sens. Les autorités sanitaires françaises et internationales ne recommandent pas d’interdire le dernier baiser. Elles insistent en revanche sur quelques principes de base :

  • Se laver les mains avant et après tout contact avec le défunt.
  • Éviter le contact direct avec les lèvres, les plaies ou les liquides corporels.
  • Consulter un professionnel de santé en cas de maladie infectieuse connue.
  • Respecter les consignes spécifiques en période d’épidémie.
  • Ne pas hésiter à demander conseil aux pompes funèbres ou au médecin traitant.

Ces recommandations, simples et concrètes, permettent de concilier respect des défunts et protection des vivants. Elles évitent aussi de tomber dans le piège des affirmations virales non vérifiées.


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