Pierre Perret, chanteur de « La Cage aux oiseaux », confie la douleur du silence de ses petits-enfants

La pudeur comme ligne de conduite
Face aux rumeurs, Pierre Perret n’a pas cherché à enjoliver la situation. « Je ne parle jamais de ma famille. D’abord parce qu’ils n’aiment pas… et moi non plus ! » a-t-il confié à Jordan Deluxe. Une phrase simple, presque bougonne, qui résume bien son état d’esprit. Il a immédiatement ajouté que ses proches avaient leurs raisons et qu’il les respectait. Pas de déballage public, donc, mais une distance qu’il assume avec une dignité rare.
Quand l’animateur a voulu comprendre pourquoi ses enfants et petits-enfants restaient si discrets, la réponse est tombée avec bon sens. « Quand vous êtes les enfants ou les petits-enfants de gens connus, vous êtes emmerdés sans arrêt parce qu’on vous pose des questions », a expliqué le chanteur. Une réalité que beaucoup de familles de personnalités publiques connaissent bien. La curiosité du public, les demandes d’interviews, les sollicitations sur les réseaux sociaux : tout cela finit par peser lourdement sur les épaules de ceux qui n’ont pas choisi la lumière.
Une rupture déjà évoquée dans Gala en 2019
Ce n’est pas la première fois que Pierre Perret abordait ce sujet délicat. En février 2019, il avait accordé un entretien à Gala dans lequel il décrivait une situation encore plus floue. Ses proches étaient « disséminés un peu partout, à l’autre bout du monde », disait-il. Il ne les voyait pas et ne recevait pas de nouvelles. Une phrase avait particulièrement marqué : « Je ne sais même pas si j’ai des arrière-petits-enfants. » Un aveu lourd de sens, livré sans colère apparente, mais avec une tristesse palpable.
Le chanteur avait également évoqué ses jumeaux, Alain et Anne, en précisant qu’ils avaient pris « des chemins très différents ». Père d’une fille décédée à 32 ans, Pierre Perret a connu des épreuves que l’on associe rarement à son répertoire léger. Il racontait pourtant avoir toujours été présent durant les vacances scolaires. « Je bloquais tout pour eux. On leur a fait faire le tour du monde », se souvenait-il. Des souvenirs qui, aujourd’hui, se teintent d’une amertume compréhensible.



