Patrick Sébastien tacle Emmanuel Macron dans le JDD et lance son mouvement « Ça suffit »

Patrick Sébastien tacle Emmanuel Macron dans le JDD et lance son mouvement « Ça suffit »
Il y a des interviews qui passent inaperçues, et d’autres qui mettent le feu. Celle accordée par Patrick Sébastien au Journal du Dimanche, le 28 décembre, appartient clairement à la seconde catégorie. L’ancien animateur vedette de France 2, 72 ans, n’a pas mâché ses mots au sujet d’Emmanuel Macron, qu’il a pourtant côtoyé en privé pendant plusieurs années. Entre deux confidences sur leurs échanges de messages, l’homme de télévision a livré un réquisitoire sans filtre contre le bilan présidentiel, tout en dévoilant son nouveau projet politique baptisé Ça suffit.
Ce qui rend cette sortie particulièrement savoureuse, c’est son contexte. Patrick Sébastien n’est pas un opposant de la première heure. Il fait partie de ces figures du spectacle qui ont croisé le chef de l’État, échangé avec lui, et qui aujourd’hui prennent leurs distances avec une franchise désarmante. Dans un paysage médiatique où beaucoup préfèrent la langue de bois, sa prise de parole a de quoi surprendre. Et elle pose une question qui dépasse sa personne : que disent ces mots de la fracture entre les élites et le reste du pays ?
Un mouvement citoyen plutôt qu’une candidature
Avant d’évoquer le président, Patrick Sébastien a présenté le projet qui l’occupe aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’un parti, ni d’une ambition personnelle pour l’élection présidentielle de 2027. L’animateur insiste sur ce point : il veut recueillir les attentes des Français, pas briguer un mandat.
Son mouvement, Ça suffit, s’inscrit dans la continuité du Dard, le « Droit au respect et à la dignité », qu’il avait lancé une dizaine d’années plus tôt. L’objectif affiché est simple : écouter ce que les gens ont sur le cœur, compiler leurs envies, et préparer le terrain pour l’après-Macron. Une démarche à mi-chemin entre le porte-voix citoyen et le laboratoire d’idées, sans structure partisane.
Ce positionnement n’est pas anodin. À une époque où la défiance envers les institutions atteint des sommets, beaucoup de personnalités préfèrent rester en retrait ou se contenter de commenter. Patrick Sébastien, lui, choisit de s’exposer autrement, en jouant la carte de la proximité plutôt que celle du pouvoir.



