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Patrick Sébastien défend ses propos sur l’affaire Patrick Bruel : “Cette affaire est tellement grave qu’il faut fermer sa gueule !”

« Il faut respecter deux présomptions » : la position nuancée de l’animateur

Face aux critiques, Patrick Sébastien a tenu à clarifier sa pensée. Et son raisonnement, loin d’être un blanc-seing, repose sur un principe juridique élémentaire : « Il y a deux présomptions à respecter : sa présomption d’innocence et la présomption de sincérité des filles. Je suis très partagé, c’est mon ami, mais je vais pas l’absoudre ni le condamner tant que je ne sais pas. »

Une position qui, sur le fond, n’a rien de scandaleux. Elle rappelle simplement qu’en droit français, un mis en cause reste innocent jusqu’à preuve du contraire, et que la parole des victimes présumées doit être entendue avec le plus grand sérieux. Deux principes qui ne s’opposent pas, mais qui cohabitent difficilement dans le tribunal de l’opinion publique.

Le problème, c’est que le public ne fonctionne pas comme un tribunal. Sur les réseaux sociaux, la nuance est souvent perçue comme une trahison. Prendre le temps de la réflexion, c’est déjà prendre parti. Et c’est précisément ce que Patrick Sébastien a découvert à ses dépens.

Le coup de gueule : « En aucun cas, je n’ai pris sa défense »

Quelques jours après la polémique, l’animateur s’est donc expliqué dans le podcast d’Isabelle Morini-Bosc. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas mâché ses mots : « Cette affaire est tellement grave qu’il faut fermer sa gueule ! En aucun cas, je n’ai pris sa défense. »

Une formule brutale, typique du personnage, mais qui traduit une forme d’exaspération. Patrick Sébastien ne supporte pas d’être réduit à un rôle qu’il n’a jamais voulu endosser : celui de l’ami qui couvre. Il insiste : « J’ai juste dit ce qui paraît juste : qu’il fallait respecter deux présomptions. »

L’animateur rappelle aussi une évidence trop souvent oubliée dans ce type d’affaire : « Lui maintient qu’il n’a jamais contraint personne et elles maintiennent qu’il a contraint. C’est à la justice de décider, vu que je n’y étais pas. » Une manière de botter en touche, certes, mais aussi de reconnaître ses limites. Personne, en dehors des parties concernées, ne peut trancher ce dossier à sa place.


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