Patrick Bruel face aux demandes d’annulation : Véronique Genest défend la présomption d’innocence

Le casse-tête juridique des municipalités
Face à ces demandes, les élus locaux se retrouvent dans une position délicate. Le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, a tenu à clarifier la situation. S’il affirme être « toujours du côté des victimes », il rappelle aussi les contraintes juridiques qui pèsent sur la ville. Un contrat de location lie en effet la municipalité à l’organisateur, et une annulation unilatérale exposerait la collectivité à des dédommagements importants.
« Il est difficile pour la ville d’obliger qui que ce soit à annuler le concert », reconnaît l’élu. Une manière de dire que la décision ne lui appartient pas, et qu’un tel choix se ferait « sur le dos du contribuable ». Le maire conseille simplement à l’artiste de suspendre ses concerts le temps que la justice fasse son travail, rappelant qu’un spectacle « doit être une fête et pas un champ de bataille ».
Du côté de l’organisation, le message est clair. La société V et D assure que « 14 Productions de Patrick Bruel n’a pas émis la moindre annulation » et maintient la date. L’équipe précise sa position avec prudence : « Nous laissons la justice faire son travail et nous ne nous substituons pas à celle-ci. » Une formule qui résume l’enjeu : ni déni, ni précipitation.



