Patrick Bruel face aux demandes d’annulation : Véronique Genest défend la présomption d’innocence

Patrick Bruel face aux demandes d’annulation : Véronique Genest défend la présomption d’innocence
La tournée anniversaire de Patrick Bruel, « Alors Regarde 35 », devait être une fête. Trente-cinq ans après la sortie d’un album qui a marqué toute une génération, le chanteur s’apprêtait à retrouver son public à travers quatre pays et cinquante-sept dates réparties dans quarante-huit villes. Mais à quelques semaines du coup d’envoi, l’événement se retrouve happé par une polémique qui dépasse largement le cadre musical. Des accusations de violences sexuelles, des demandes d’annulation en cascade, des prises de position politiques : le retour sur scène de Patrick Bruel est devenu un véritable champ de bataille médiatique et judiciaire.
Dans ce contexte explosif, une voix a émergé pour défendre l’artiste sans prendre de détours : celle de Véronique Genest. L’ancienne interprète de Julie Lescaut s’est exprimée publiquement pour rappeler un principe fondamental de notre droit : la présomption d’innocence. Une prise de position qui a immédiatement relancé le débat entre solidarité avec les victimes et respect de la justice. Retour sur une affaire qui cristallise les tensions de toute une époque.
Une tournée anniversaire prise dans la tourmente
Prévue sur quatre pays, la tournée « Alors Regarde 35 » devait célébrer comme il se doit l’album emblématique sorti en 1989. Avec cinquante-sept dates dans quarante-huit villes, l’ampleur de l’événement témoigne de l’attachement durable du public français à Patrick Bruel. Pourtant, depuis plusieurs semaines, une ombre plane sur ce projet soigneusement préparé.
La pression monte de toutes parts. Au Québec, des organisateurs ont décidé de réagir. Le promoteur Gestev a ainsi annoncé le report d’une date, invoquant « le contexte actuel ». Le Bellarena Indoor a suivi la même logique, expliquant avoir « choisi de reporter cette date afin de laisser à la justice le temps d’établir les faits avec le recul nécessaire ». Une décision mesurée, mais qui traduit un malaise grandissant.
En France, la situation est plus contrastée. La majorité des concerts reste officiellement maintenue. À Salon-de-Provence, la date du 4 juillet au château de l’Empéri affiche même complet. Mais cette programmation ne fait pas l’unanimité, loin de là. Le Collectif Salon Féministe réclame ouvertement l’annulation de la venue de l’artiste, estimant que « les agresseurs n’ont pas leur place » dans un espace public de divertissement.



