Patrick Bruel, chanteur et acteur, mis en examen pour viols et agressions sexuelles : remis en liberté sous contrôle judiciaire

Les réactions des parties civiles et de Flavie Flament
Du côté des parties civiles, la mise en examen a été accueillie comme une première victoire judiciaire. Jade Dousselin, avocate de Daniela Elstner, directrice générale d’Unifrance, a parlé d’« une vraie première victoire judiciaire pour les victimes ». Elle a souligné que la demande du parquet constituait « un signal fort et important » montrant que la justice prenait enfin conscience de la gravité des faits. Sa cliente avait porté plainte contre Patrick Bruel pour tentative de viol.
Flavie Flament, qui avait accusé le chanteur de viol alors qu’elle était mineure, s’est dite « sereine et surtout satisfaite que les plaintes de toutes ces femmes soient enfin considérées par la justice à la hauteur de leur gravité ». Elle a ajouté préférer laisser la parole aux victimes concernées. Ces réactions montrent que, au-delà du cas individuel, c’est toute une dynamique collective qui attend des réponses de la justice. Les plaignantes espèrent que l’instruction permettra de faire toute la lumière sur les faits dénoncés.
Patrick Bruel conteste l’ensemble des faits reprochés
Face aux enquêteurs du premier district de la police judiciaire à Paris, Patrick Bruel a adopté une ligne de défense claire : la contestation absolue. Il a nié toute infraction pénale et assuré qu’il n’y avait eu « aucune tentative de violence ou viol, à aucun moment ». Interrogé sur les accusations de Karine Viseur, il a déclaré : « Je me souviens très bien de ma venue à Bruxelles et de la discussion qui s’en est suivie avec cette femme. Mais je ne l’ai jamais agressée. »
Cette version tranche avec les récits des plaignantes. L’instruction va devoir examiner la chronologie des faits, les échanges éventuels, les témoignages et tous les éléments matériels disponibles. Le chanteur, père d’Oscar et Léon nés de son union avec Amanda Sthers, reste pour l’instant présumé innocent. Mais sa mise en examen signifie que les juges d’instruction ont estimé qu’il existait des raisons suffisantes de poursuivre les investigations.



