Obsèques de Bruno Salomone : l’émotion d’un dernier adieu, Jean Dujardin ému aux larmes

Le 15 mars 2026, une tristesse immense a frappé le monde du spectacle. Bruno Salomone s’est éteint à 55 ans, après un long combat contre le cancer. L’acteur, connu pour son humour ravageur et ses rôles cultes dans Fais pas ci, fais pas ça ou encore dans la troupe Nous Ç Nous, avait mené sa maladie avec une discrétion exemplaire. Il gardait toujours le sourire, refusant que la maladie définisse qui il était.
Une semaine plus tard, ses obsèques ont eu lieu à Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne. L’émotion était palpable dans la petite église Sainte-Anne de Polangis. Famille, amis proches et de nombreuses personnalités du petit et grand écran se sont réunis pour lui rendre un dernier hommage, pour célébrer l’homme, l’artiste, l’ami.
Au centre de cette journée bouleversante, une figure : Audrey, sa dernière épouse. Mariée peu avant la disparition de Bruno, elle a été son soutien indéfectible jusqu’au dernier souffle. Sa présence, silencieuse et digne, a bouleversé les invités.
“On était 5, on restera 5” : l’hommage déchirant de Jean Dujardin
La cérémonie a rassemblé des figures emblématiques du cinéma et de la télévision françaises. Mais c’est Jean Dujardin, ami de toujours et compagnon de la troupe Nous Ç Nous, qui a pris la parole. Et ses mots ont fait trembler l’assistance.
Debout devant le cercueil de celui qui fut son complice pendant des années, Jean Dujardin a évoqué leur histoire commune. Les débuts, les rires, les planches, la célébrité partagée. Il a rappelé la complicité unique qui unissait les cinq membres de la troupe – une amitié scellée par la scène, renforcée par les années.
« On était 5 « Nous Ç Nous », on restera 5 « Nous Ç Nous », a-t-il déclaré, la voix nouée. « Et même 6 avec Audrey, ta femme, l’incroyable Madame Salomone. On t’aime. »
Quelques mots. Simples. Vrais. Mais assez pour résumer des années de complicité, de rires, de vie partagée. Dans l’assistance, beaucoup ont essuyé leurs larmes. Car ces mots disaient l’essentiel : l’amitié ne meurt pas. Le cercle ne se brise pas. Même quand l’un des membres s’en va.
Les souvenirs de Fais pas ci, fais pas ça
Isabelle Gélinas et Valérie Bonneton, ses partenaires de Fais pas ci, fais pas ça, étaient également présentes. Dans cette série culte qui a marqué toute une génération, Bruno Salomone incarnait Denis, le père débordé mais attachant. Un personnage qui lui ressemblait, disent ses proches : drôle, généreux, profondément humain.
Les deux actrices ont évoqué les tournages, les fous rires et cette complicité qui rendait la série si authentique. Valérie Bonneton a rappelé combien Bruno était exigeant avec lui-même, toujours soucieux de donner le meilleur, même quand la fatigue se faisait sentir.
Thierry Bizot, co-créateur de la série, a partagé un souvenir personnel qui en dit long sur l’homme qu’était Bruno. « Quand je l’ai vu avec sa bague au doigt, il était tout fier », a-t-il confié. « Il nous a donné une leçon de courage, content et joyeux malgré la maladie. »
Car c’est cela que tous retiennent : sa capacité à sourire, à vivre, à aimer, même quand l’épreuve était là. À ne jamais faire peser le poids de sa maladie sur les autres.
Le choix de la discrétion : vivre à Joinville-le-Pont
Bruno Salomone avait choisi de vivre loin de l’agitation parisienne, sur l’île de Fanac, au milieu de la Seine. Un havre de paix, où il aimait recevoir ses amis, jardiner, se ressourcer. Il avait toujours privilégié la tranquillité et la proximité avec ses proches. Son choix de se reposer à Joinville-le-Pont reflète cette volonté de simplicité et de discrétion.
Dans cette petite église de Polangis, où il venait parfois, on sentait qu’on était chez lui. Un lieu modeste, intime, à son image. Pas de faste, pas d’apparat. Juste la chaleur de ceux qui l’aimaient.
Le dernier tournage : un professionnalisme exemplaire
Sa dernière apparition à l’écran remonte à 2025, dans la série A priori sur France 3. Benoît Masocco, créateur et producteur, a tenu à lui rendre hommage. Il a raconté un Bruno Salomone malade, mais jamais plaintif. Un professionnel exigeant, qui donnait tout sur le plateau.
« Il ne nous a jamais fait peser le poids de sa maladie », a-t-il confié. « On oubliait parfois qu’il était malade. Malgré la fatigue et la douleur, il gardait son exigence quant à son jeu et à son personnage. »
Un témoignage qui en dit long sur l’intégrité de l’homme. Sur sa manière de considérer le travail, le public et ses partenaires. Le spectacle avant tout. Le rire avant tout. La vie avant tout.



