Obsèques de Bruno Salomone : l’émotion d’un dernier adieu, Jean Dujardin ému aux larmes

Les souvenirs de Fais pas ci, fais pas ça
Isabelle Gélinas et Valérie Bonneton, ses partenaires de Fais pas ci, fais pas ça, étaient également présentes. Dans cette série culte qui a marqué toute une génération, Bruno Salomone incarnait Denis, le père débordé mais attachant. Un personnage qui lui ressemblait, disent ses proches : drôle, généreux, profondément humain.
Les deux actrices ont évoqué les tournages, les fous rires et cette complicité qui rendait la série si authentique. Valérie Bonneton a rappelé combien Bruno était exigeant avec lui-même, toujours soucieux de donner le meilleur, même quand la fatigue se faisait sentir.
Thierry Bizot, co-créateur de la série, a partagé un souvenir personnel qui en dit long sur l’homme qu’était Bruno. « Quand je l’ai vu avec sa bague au doigt, il était tout fier », a-t-il confié. « Il nous a donné une leçon de courage, content et joyeux malgré la maladie. »
Car c’est cela que tous retiennent : sa capacité à sourire, à vivre, à aimer, même quand l’épreuve était là. À ne jamais faire peser le poids de sa maladie sur les autres.
Le choix de la discrétion : vivre à Joinville-le-Pont
Bruno Salomone avait choisi de vivre loin de l’agitation parisienne, sur l’île de Fanac, au milieu de la Seine. Un havre de paix, où il aimait recevoir ses amis, jardiner, se ressourcer. Il avait toujours privilégié la tranquillité et la proximité avec ses proches. Son choix de se reposer à Joinville-le-Pont reflète cette volonté de simplicité et de discrétion.
Dans cette petite église de Polangis, où il venait parfois, on sentait qu’on était chez lui. Un lieu modeste, intime, à son image. Pas de faste, pas d’apparat. Juste la chaleur de ceux qui l’aimaient.
Le dernier tournage : un professionnalisme exemplaire
Sa dernière apparition à l’écran remonte à 2025, dans la série A priori sur France 3. Benoît Masocco, créateur et producteur, a tenu à lui rendre hommage. Il a raconté un Bruno Salomone malade, mais jamais plaintif. Un professionnel exigeant, qui donnait tout sur le plateau.
« Il ne nous a jamais fait peser le poids de sa maladie », a-t-il confié. « On oubliait parfois qu’il était malade. Malgré la fatigue et la douleur, il gardait son exigence quant à son jeu et à son personnage. »
Un témoignage qui en dit long sur l’intégrité de l’homme. Sur sa manière de considérer le travail, le public et ses partenaires. Le spectacle avant tout. Le rire avant tout. La vie avant tout.



