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Mauvaise nouvelle : Dès le 1er août, les femmes qui fument devront payer beaucoup plus cher leur assurance santé

Quelles sont vos options pour éviter la hausse ?

Face à cette échéance du 1er août, vous n’êtes pas complètement démunie. Plusieurs stratégies existent pour limiter l’impact financier de cette nouvelle réglementation. La plus évidente est aussi la plus efficace : arrêter de fumer. Mais nous allons voir qu’il existe d’autres leviers actionnables rapidement.

Option 1 : Arrêter de fumer avant le 1er août

Si vous stoppez votre consommation de tabac au moins 30 jours avant l’échéance, vous pouvez bénéficier du tarif non-fumeur lors de votre prochaine échéance de contrat. Les assureurs considèrent généralement qu’une personne est non-fumeuse après 12 mois d’abstinence complète, mais certains commencent à appliquer des tarifs réduits dès 30 jours. Renseignez-vous auprès de votre compagnie.

Les dispositifs d’aide existent : patchs, gommes, substituts nicotiniques sont remboursés jusqu’à 150 euros par an sur prescription médicale. Des consultations de tabacologie sont aussi disponibles dans les hôpitaux publics. Certaines mutelles proposent même des programmes d’accompagnement gratuits pour leurs adhérents fumeurs. C’est le moment idéal pour vous lancer.

Option 2 : Comparer et changer d’assurance

Toutes les compagnies n’appliquent pas les mêmes coefficients. Certaines sont plus tolérantes que d’autres, surtout pour les fumeuses modérées (moins de 5 cigarettes par jour). En faisant jouer la concurrence, vous pouvez économiser plusieurs centaines d’euros par an. Les comparateurs en ligne sont vos meilleurs alliés : indiquez votre consommation réelle et comparez au moins trois offres.

N’oubliez pas que la loi Sapin II vous permet de résilier votre assurance santé à tout moment après la première année. Vous n’êtes pas prisonnière de votre contrat. Si votre assureur actuel applique une hausse trop brutale, vous avez tout à fait le droit de partir chez un concurrent plus abordable. Les délais de résiliation sont généralement de deux mois, donc commencez vos démarches dès maintenant.

Option 3 : Adopter une stratégie de réduction

Si l’arrêt total vous semble inaccessible, sachez que certains contrats prévoient des paliers tarifaires en fonction du nombre de cigarettes quotidiennes. Une femme qui fume 2 ou 3 cigarettes par jour ne paiera pas la même surprime qu’une femme qui fume un paquet et demi. Réduire votre consommation peut donc avoir un impact direct sur vos primes d’assurance.

Voici une estimation des économies possibles en réduisant votre consommation :

  • Passer de 20 à 10 cigarettes par jour : économie de 15 à 20 % sur la prime santé
  • Passer de 20 à 5 cigarettes par jour : économie de 25 à 35 %
  • Passer à moins de 3 cigarettes par jour : économie de 40 à 50 %

Attention : ces chiffres varient selon les assureurs et votre âge. Mais la tendance est claire. Moins vous fumez, moins vous payez. C’est une incitation forte à diminuer, même si l’objectif final reste l’arrêt complet.


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