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Marlène Jobert à 84 ans : son accident, sa cicatrice, et sa reconstruction par la chirurgie esthétique

Marlène Jobert, actrice et conteuse française, a fêté ses 84 ans en novembre dernier. Derrière le sourire lumineux qu’elle affiche encore aujourd’hui se cache un passé douloureux. Un accident de voiture en 1962 à Paris a laissé une cicatrice sur son visage, influençant profondément sa vie. « J’ai eu une cicatrice de 13 centimètres sur le visage », avait-elle déclaré lors d’un entretien accordé à Paris Match. Une blessure qui a failli tout changer.

À l’époque, Marlène Jobert avait 22 ans. Elle était une jeune actrice prometteuse, pleine de rêves. La route était belle. Et puis, ce jour-là, tout a basculé.

Une année de solitude et de retrait

« Je ne suis pratiquement pas sortie de chez moi durant un an »

Après l’accident, Marlène a vécu une période de retrait et de solitude. Soutenue par un réalisateur avec qui elle entretenait une relation amoureuse, elle a pourtant choisi de s’isoler. « Je ne suis pratiquement pas sortie de chez moi durant un an pour ne pas me montrer. »

À l’époque, les cicatrices étaient mal acceptées. Le cinéma, impitoyable. Une actrice au visage abîmé, c’était une carrière brisée. « Je ne pouvais plus me regarder dans une glace. Je pensais ne jamais sortir de ce cauchemar. »

La honte et la peur du regard des autres

Elle raconte avoir eu honte. Honte de son visage, honte du regard des autres, honte de ne plus être celle qu’elle était. « Je me cachais. Je ne voulais voir personne. J’avais peur qu’on me regarde, qu’on me juge. »

Cette année de retrait, elle l’a passée à réfléchir, à pleurer, à douter. Mais aussi à se reconstruire.

La chirurgie esthétique : un tournant décisif

« La chirurgie esthétique m’a sauvé la vie »

La chirurgie esthétique a aidé Marlène à se reconstruire physiquement et psychologiquement, marquant un tournant dans sa vie. « Je ne pouvais plus me regarder dans une glace. Je pensais ne jamais sortir de ce cauchemar. La chirurgie esthétique m’a sauvé la vie », avait confié l’artiste à nos confrères.

Ce ne fut pas une décision facile. À l’époque, la chirurgie esthétique était moins courante, plus stigmatisée. Mais elle a franchi le pas. Plusieurs opérations, plusieurs mois de convalescence. Et peu à peu, son visage a retrouvé son harmonie.

Une reconstruction psychologique

Au-delà de la cicatrice, c’est toute sa confiance qui est revenue. « Quand j’ai enfin pu me regarder dans le miroir sans avoir envie de pleurer, j’ai su que j’allais m’en sortir. »

Cette épreuve l’a transformée. Elle a appris à se connaître, à s’accepter, à se reconstruire sur des bases plus solides.

Une rencontre, un mariage, une famille

Un chirurgien-dentiste pour époux

Après cette épreuve, Marlène rencontre son mari, un chirurgien-dentiste. Un homme stable, attentionné, qui ne la juge pas. Il l’aime telle qu’elle est, avec son passé, ses cicatrices. Ils se marient. Marlène donne naissance à des jumelles : Eva et Joy.

Des jumelles différentes mais complémentaires

Elle se réjouit de leur réussite malgré la distance. « Elles sont différentes de caractère, mais elles ont en commun d’être sérieuses, travailleuses, réservées. Elles ne sont ni l’une ni l’autre extraverties. »

Eva, l’une des jumelles, devient actrice en Angleterre, tandis que Joy produit du vin en Italie. « Joy est cartésienne et organisée. Eva est artiste et fantaisiste. Il n’y a jamais eu de rivalité ni de jalousie entre elles. Elles ont chacune leur univers », avait fait savoir la conteuse.

Marlène regrette la distance mais reste proche du cœur. Elle suit leurs carrières de loin, les encourage, les aime.

Le lien précieux avec ses petits-fils

La distance ne peut rien contre l’amour

Malgré la distance, Marlène garde un lien fort avec ses petits-fils, trouvant du réconfort dans ces moments familiaux précieux. « Ils me manquent, évidemment. Mais quand on s’aime, la distance n’est qu’un détail. »

Elle les voit lors des vacances, des anniversaires, des occasions spéciales. Et à chaque fois, c’est une fête. « Ils me racontent leur vie, leurs projets, leurs peines. Je les écoute, je les conseille, je les aime. C’est ça, être grand-mère. »

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