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Marion Rousse, ex-championne de France et directrice du Tour de France Femmes, révèle son ancien salaire de cycliste professionnelle

« Professionnelle, mais je n’en avais que l’appellation »

Lors de son entretien accordé à Eurosport, Marion Rousse a livré une phrase qui résume toute l’ambiguïté de sa situation : « J’ai connu le cyclisme féminin à une époque où je ne gagnais pas d’argent. J’étais dite “professionnelle”, mais je n’en avais que l’appellation. Il fallait que j’aille travailler pour gagner un SMIC. » Cette confession dit beaucoup de l’écart entre la perception du public et la réalité des athlètes. Contrairement aux footballeurs, aux tennismen ou aux cyclistes masculins du World Tour, certaines championnes françaises ne percevaient aucun revenu direct lié à leur pratique. Le salaire sportif n’existait pas pour elles, ou restait purement symbolique.

Cette franchise tranche avec l’image dorée souvent associée aux champions médiatisés. Ce témoignage met en lumière une précarité peu documentée dans le sport féminin. Il ne s’agit pas d’un cas isolé : dans de nombreuses disciplines olympiques, les athlètes féminines doivent conjuguer entraînement de haut niveau et travail alimentaire. La question du salaire minimum devient alors un enjeu concret pour ces sportives de haut niveau. La notoriété ne suffit pas à remplir un compte en banque, et les carrières sont souvent plus courtes, avec moins de perspectives de reconversion.


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