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Le CECOT, prison géante du Salvador : Richard Madeley dévoile un « cimetière d’hommes vivants »

Le CECOT, prison géante du Salvador : Richard Madeley dévoile un « cimetière d’hommes vivants »

Quand on parle de surpopulation carcérale, la France est régulièrement pointée du doigt. Les derniers chiffres du ministère de la Justice, rendus publics il y a quelques jours, font état de 88 654 détenus au 1er mai 2026 dans les établissements pénitentiaires français. Cela représente une hausse de 5,9 % en un an, avec un taux d’occupation qui atteint désormais 140 %. Un triste record qui place l’Hexagone en queue de peloton européen, et qui lui vaut les critiques répétées des instances de défense des droits humains. Pourtant, ces conditions, aussi préoccupantes soient-elles, paraissent presque enviables face à ce qui se passe au Salvador. Le CECOT, le Centro de Confinamiento del Terrorismo, y est décrit comme la pire prison du monde. Le journaliste britannique Richard Madeley a pu visiter ce complexe hors norme et en a ramené un documentaire choc, diffusé depuis le mercredi 27 mai sur Channel 5.

Un mégacomplexe carcéral de 1,6 km² au Salvador

Le CECOT a été inauguré en 2023 au Salvador, un petit pays d’Amérique centrale peuplé d’environ six millions d’habitants. Ce centre pénitentiaire s’étend sur une superficie totale de 1,6 km², ce qui en fait l’un des plus vastes du continent américain. Il a été conçu pour accueillir jusqu’à 40 000 prisonniers et en détient actuellement environ 20 000. À titre de comparaison, les plus grandes prisons françaises dépassent rarement quelques milliers de places, ce qui donne une idée de l’échelle de ce complexe.

Mais au-delà des chiffres, c’est la philosophie du lieu qui saisit. Le directeur de la prison lui-même ne cherche pas à adoucir la réalité : il parle d’un « cimetière d’hommes vivants ». Les détenus envoyés au CECOT y sont enfermés pour le restant de leurs jours, sans espoir de libération ni perspective de réinsertion. Aucun programme éducatif, aucun accompagnement social ne vient rompre la logique d’un enfermement pensé comme définitif. On ne vient pas y purger une peine, on y est mis à l’écart de la société, probablement pour toujours.


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