« La France ne protège pas ses filles » : Flavie Flament dénonce l’inaction judiciaire après la mort de Lyhanna

Un appel à la responsabilité collective
Flavie Flament ne se contente pas de pointer du doigt. Elle appelle à une prise de conscience collective. « Il ne s’agit pas seulement de punir les coupables, il s’agit de protéger les enfants en amont », explique-t-elle dans une vidéo publiée en story. « Cela passe par une meilleure formation des magistrats, par des moyens supplémentaires pour les enquêteurs, et surtout par une écoute active des victimes. Quand une enfant de 10 ans ose parler et porter plainte, il faut la croire et agir immédiatement. »
Son message est clair : la responsabilité n’incombe pas uniquement à la justice, mais à la société tout entière. « Chacun d’entre nous peut être vigilant. Si vous voyez quelque chose d’anormal, si un enfant vous semble en danger, signalez-le. Ne restez pas silencieux. Le silence tue. »
Emmanuel Macron reconnaît des « failles » : une réponse politique en demi-teinte
Face à l’ampleur de l’émotion, le président de la République, Emmanuel Macron, a été contraint de réagir. Dans une interview accordée à Brut, il a reconnu que « des failles se sont révélées » dans l’affaire de la petite Lyhanna. « On ne peut pas accepter ce qu’il s’est passé. On ne peut pas regarder en face sa famille et lui dire que tout s’est bien passé. C’est faux », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a également promis des « enquêtes très rapides » pour clarifier les dysfonctionnements. « Il est clair qu’il y a un dysfonctionnement et que nous ne pouvons pas ne pas voir que des failles se sont révélées. Il faut maintenant les clarifier et donc ce que le gouvernement va faire, c’est de se mettre en situation avec des enquêtes très rapides. »
Il a conclu en expliquant : « Les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer, c’est une évidence, et donc c’est inacceptable. Nous devons clarifier ce qu’il s’est passé pour Lyhanna, pour sa famille et pour de potentielles victimes. »
Des promesses qui peinent à convaincre
Si les mots du président sont bienvenus, ils ne suffisent pas à apaiser la colère des associations et des familles. Pour beaucoup, ces déclarations ressemblent à une réponse de circonstance, trop tardive et trop vague. « On nous promet des enquêtes, mais on nous les promet à chaque drame », déplore une porte-parole de l’association « La Voix de l’Enfant ». « Ce qu’il faut, ce sont des actes concrets : des lois plus strictes, des peines plus lourdes, et surtout une véritable protection des victimes avant qu’il ne soit trop tard. »
De son côté, Flavie Flament n’a pas réagi directement aux propos du président, mais ses partisans estiment que les paroles ne suffiront pas. « Les mots, c’est bien. Mais les actes, c’est mieux », résume une internaute sur les réseaux sociaux.



