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« La France ne protège pas ses filles » : Flavie Flament dénonce l’inaction judiciaire après la mort de Lyhanna

Les failles d’un système sous pression

Il faut le dire : la justice française est engorgée. Les tribunaux croulent sous les dossiers, les délais d’instruction sont longs, et les moyens humains et financiers manquent cruellement. Mais est-ce une excuse suffisante pour expliquer qu’un homme suspecté de viols sur une enfant de 10 ans n’ait pas été placé en détention provisoire ou sous contrôle judiciaire strict ? Pour de nombreux experts, la réponse est non.

« Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de priorisation », explique Maître Sophie Delafosse, avocate spécialisée dans la défense des droits des enfants. « Quand un individu est signalé pour des faits aussi graves, il doit être considéré comme un danger immédiat. Les juges d’instruction doivent agir avec célérité et fermeté. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. »

Le cas de Lyhanna rappelle douloureusement d’autres affaires similaires où des enfants ont été tués par des individus déjà connus des services de police. À chaque fois, les mêmes questions reviennent : pourquoi n’a-t-on pas agi plus tôt ? Pourquoi les plaintes n’ont-elles pas été suivies d’effets ?

Flavie Flament : « Ne rien faire te rend désormais complice »

C’est dans ce contexte que Flavie Flament a décidé de prendre la parole. L’animatrice, elle-même victime de violences sexuelles dans son enfance, n’est pas une inconnue dans le combat contre les violences faites aux enfants. Elle a récemment porté plainte pour viol contre Patrick Bruel, une affaire qui a fait grand bruit. Mais aujourd’hui, c’est pour Lyhanna et pour toutes les petites filles de France qu’elle élève la voix.

Sur Instagram, elle publie un message bouleversant : « La France ne protège pas ses filles. Je pense aux mères qui ont porté plainte, aux filles qui ont subi, à la fille de cet individu qui a volé et ruiné la vie de tant d’autres. Pouvoir public, ouvre tes yeux. Lyhanna a été laissée seule. »

Elle poursuit, plus virulente encore : « C’est inacceptable, et ne rien faire te rend désormais complice ! Les filles ont des droits dont celui de ne pas être des proies ! Ça suffit ! »

Ces mots résonnent comme un électrochoc. En quelques heures, la publication est partagée des milliers de fois. Des anonymes, des personnalités, des associations relaient le message. La pression monte sur les pouvoirs publics.


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