Jean Dujardin dit adieu à Bruno Salomone : un hommage bouleversant pour l’ami de toujours

Les personnalités présentes
Outre Jean Dujardin, de nombreuses figures du spectacle avaient fait le déplacement. Les membres de la troupe, nous, bien sûr, mais aussi d’autres amis, des comédiens, des réalisateurs, tous venus témoigner de leur affection pour un artiste unanimement respecté.
L’agent artistique de Bruno Salomone avait tenu à ce que l’hommage soit ouvert à tous : “L’église et le cimetière seront ouverts à toutes celles et ceux qui souhaitent rendre un dernier hommage à Bruno.” Une décision qui reflétait la générosité de l’acteur, lui qui n’aimait rien tant que de partager.
Jean Dujardin : un discours d’ami
“On n’a pas du tout envie de te dire au revoir”
C’est devant une assemblée émue que Jean Dujardin a pris la parole. L’acteur oscarisé pour The Artist, l’homme au sourire éclatant, s’est montré bouleversé, la voix tremblante, les larmes aux yeux. Ses mots, captés par les journalistes présents, résonnent comme une lettre d’amour adressée à un frère.
“Multi tête, multi voix. Ton écriture si singulière, absurde et poétique. Et ce formidable passage secret que tu avais pour trouver les jeux de mots à la con, nous faire rire et surtout rire avec tes amis.”
Ces premières phrases disent tout du talent de Bruno Salomone : sa capacité unique à inventer un univers, à faire rire sans jamais blesser, à transformer le quotidien en poésie absurde.
Le rire, philosophie de vie
Pour Bruno Salomone, le rire n’était pas seulement un métier. C’était une philosophie, une identité, une raison de vivre. Jean Dujardin le rappelle :
“Le rire, ta philosophie, ton identité, ta vie. Comme si tu savais qu’il fallait se dépêcher.”
Cette urgence de rire, de faire rire, Jean Dujardin l’a toujours connue chez son ami. Peut-être parce que Bruno sentait, confusément, que le temps lui serait compté. Alors il l’a rempli de rires, de jeux de mots, de tendresse.
Un homme qui préférait regarder les autres
Dans son discours, Jean Dujardin évoque aussi la discrétion de Bruno Salomone, son effacement devant les autres :
“Alors, aujourd’hui, on va parler de toi. Je sais que tu n’es pas forcément ta cam ; tu préfères la vie des autres, les regarder.”
Une phrase qui en dit long sur l’homme qu’était Bruno Salomone. Toujours en retrait, toujours prêt à mettre les autres en lumière, à les faire rire sans jamais s’imposer. Jusqu’aux derniers instants, il a préféré regarder ses proches plutôt que d’attirer l’attention sur lui.



