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“Je Vis avec un Bigorexique” : Nolwenn Leroy Se Confie sur l’Addiction au Sport de Son Mari Arnaud Clément

Quand le Sport Devient une Drogue : Les Conséquences sur la Vie de Couple

Vivre avec un bigorexique, c’est vivre avec quelqu’un qui n’est jamais vraiment là, même quand il est présent physiquement.

L’absence permanente
Le bigorexique est souvent absent, parce qu’il court, parce qu’il est à la salle, parce qu’il prépare son prochain marathon. Mais quand il est présent, son esprit reste ailleurs : dans la prochaine séance, dans le chrono à battre, dans la performance à accomplir.

La fatigue chronique
Le corps du bigorexique est soumis à des efforts incessants. Résultat : fatigue permanente, blessures à répétition, irritabilité. Pas facile de construire une relation sereine avec quelqu’un dont le corps est constamment en souffrance.

L’incompréhension du conjoint
Nolwenn Leroy aime le sport, dit-elle. Mais elle n’est pas “bigorexique”. Elle ne peut pas comprendre pleinement ce qui pousse son mari à en faire toujours plus. Ce décalage crée une forme de solitude, même au sein du couple.

L’enfant au milieu
Depuis 2017, Marin est là. Un enfant a besoin de présence, de stabilité, de moments calmes. Comment concilier ces besoins avec l’agitation permanente d’un parent bigorexique ? La question se pose, même si Nolwenn n’en parle pas directement.

Arnaud Clément : Portrait d’un Champion devenu Accro au Sport

Pourquoi Arnaud Clément est-il devenu bigorexique ? La réponse tient probablement dans son parcours.

L’enfant de la balle
Arnaud Clément a commencé le tennis tout petit. Très vite, il s’est entraîné dur, très dur. Son corps a été façonné par des années de compétition, de dépassement, de souffrance acceptée.

Les sommets atteints
Finaliste à l’Open d’Australie, vainqueur en double à Wimbledon, capitaine de Coupe Davis : Arnaud a connu les plus hauts sommets. Ces succès ont renforcé son addiction : puisque le sport lui a tout donné, pourquoi s’arrêter ?

La reconversion difficile
Quand on a été champion, raccrocher est terrible. Le corps n’est plus ce qu’il était, mais la tête, elle, reste en mode compétition. Beaucoup d’anciens sportifs de haut niveau basculent dans la bigorexie après leur carrière, faute de pouvoir supporter le vide laissé par la compétition.

Le confinement : accélérateur d’addiction
Le psychologue Maria Hejnar note que les cas de bigorexie se sont multipliés pendant la pandémie de Covid-19. Privés de compétitions, certains sportifs se sont rabattus sur une pratique solitaire et intensive. Pour Arnaud Clément, cette période a sans doute renforcé des comportements déjà bien installés.

Peut-On Soigner la Bigorexie ? Les Solutions pour Arnaud Clément

Bonne nouvelle : oui, la bigorexie se soigne. Mais le chemin est long.

La prise de conscience, première étape
Toute addiction commence à se soigner quand le patient reconnaît qu’il a un problème. Arnaud Clément en est-il conscient ? Nolwenn Leroy n’en dit rien. Mais son témoignage public est peut-être une façon de l’aider à prendre conscience.

Consulter un médecin traitant
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le bigorexique n’est pas obligé de consulter directement un psychologue. Il peut d’abord en parler à son médecin traitant, qui pourra l’orienter vers un médecin du sport ou un service spécialisé.

Éviter les services d’addictologie
Surprise : les services spécialisés en addictologie ne sont pas recommandés pour les bigorexiques. Pourquoi ? Parce que ces patients ne se sentent pas concernés par les autres addictions (alcool, drogues). Ils ont du mal à s’identifier aux autres patients et peuvent rejeter la prise en charge.

Comprendre les mécanismes
Le travail thérapeutique consiste d’abord à comprendre pourquoi on en est arrivé là. Quels manques le sport vient-il combler ? Quelles angoisses apaise-t-il ? Ce travail sur soi est essentiel pour éviter les rechutes.

Apprendre à gérer ses émotions autrement
La sophrologie, la relaxation, la méditation peuvent aider le bigorexique à gérer ses pulsions sportives sans céder systématiquement. Apprendre à ressentir son corps autrement que dans l’effort.

Modifier progressivement son rapport au sport
Il ne s’agit pas d’arrêter le sport, ce qui serait impossible et peut-être même dangereux. Il s’agit de diversifier sa pratique, de retrouver du plaisir dans l’activité plutôt que dans la performance, de pratiquer des sports collectifs pour renouer avec le lien social.


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