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“Je Vis avec un Bigorexique” : Nolwenn Leroy Se Confie sur l’Addiction au Sport de Son Mari Arnaud Clément

“Je Vis avec un Bigorexique” : Les Confessions de Nolwenn Leroy sur France 3

C’est dans l’émission “Chemins de travers” que la chanteuse s’est livrée comme rarement.

Un aveu mi-figue mi-raisin
“J’ai toujours aimé l’endurance. Je fais un peu de tennis. Mais forcément maintenant… je suis obligée. Je vis avec un bigorexique, c’est-à-dire la maladie du sport donc forcément ça me pousse un peu, ça me motive”, explique-t-elle.

Le ton est léger, mais le fond est sérieux. Nolwenn ne rit pas vraiment. Elle décrit une réalité : vivre avec quelqu’un dont le corps ne tient pas en place, dont l’esprit est constamment tourné vers la prochaine performance.

La “maladie du sport”
En employant le mot “maladie”, Nolwenn Leroy met le doigt sur ce qui distingue la bigorexie de la simple passion sportive. La maladie, c’est quand on ne peut plus s’arrêter. Quand l’activité physique devient une contrainte intérieure plus forte que la raison, plus forte que les liens familiaux, plus forte que la fatigue.

Une motivation forcée
“Je suis obligée”, dit-elle. Cette petite phrase en dit long. Comme si parfois, elle n’avait pas vraiment le choix. Comme si l’énergie débordante de son mari l’entraînait malgré elle dans un tourbillon sportif dont elle aimerait parfois s’extraire.

 La Bigorexie, C’est Quoi Exactement ? Définition et Symptômes

Pour comprendre ce que vit Nolwenn Leroy, il faut d’abord comprendre ce qu’est vraiment la bigorexie.

Une addiction reconnue
Le terme “bigorexie” vient de l’anglais “bigorexia”, contraction de “big” (grand) et “orexia” (appétit). Il désigne une dépendance pathologique à l’activité physique. Ce n’est pas une simple “mauvaise habitude”, c’est une vraie addiction, au même titre que la dépendance à l’alcool ou aux jeux.

Les sports concernés
Selon Maria Hejnar, psychologue interrogée par Femme Actuelle, la bigorexie touche principalement les sports d’endurance : course à pied, vélo, natation, mais aussi le bodybuilding. Arnaud Clément, ancien tennisman, coche toutes les cases : l’endurance, la compétition, l’exigence de performance.

Le mécanisme psychologique
“Les tensions psychiques, les angoisses, les problèmes semblent disparaître dans une sensation de bien-être qui suit l’exercice intense”, explique la spécialiste. Le sport devient alors un refuge, un anxiolytique naturel. Mais comme toute drogue, il faut augmenter les doses pour obtenir le même effet.

Les signes qui ne trompent pas
Un bigorexique se reconnaît à plusieurs signes :

  • Incapacité à sauter une séance de sport, même malade ou blessé

  • Sentiment de malaise, d’irritabilité, d’anxiété en cas d’arrêt forcé

  • Organisation de sa vie entière autour des créneaux sportifs

  • Négligence des relations sociales, familiales, professionnelles au profit du sport

  • Poursuite de l’activité malgré les blessures à répétition


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