“Je Vis avec un Bigorexique” : Nolwenn Leroy Se Confie sur l’Addiction au Sport de Son Mari Arnaud Clément

Elle est l’une des voix les plus populaires de la chanson française. Lui, l’un des plus grands champions de tennis de sa génération. Ensemble depuis 2008, Nolwenn Leroy et Arnaud Clément forment un couple discret, loin des projecteurs, installé en Provence où ils élèvent leur fils Marin, né en 2017. Une famille en apparence idéale, unie, solide.
Mais derrière les apparences, il y a une réalité plus complexe. Une réalité que Nolwenn Leroy a choisi de dévoiler lors de son passage dans l’émission “Chemins de travers” sur France 3. Un témoignage poignant, sans fard, sur ce qui perturbe parfois leur relation : la bigorexie de son mari.
La bigorexie. Le mot est encore méconnu du grand public. Il désigne une addiction au sport, une dépendance physique et psychologique à l’activité physique intense. Pour Arnaud Clément, ancien tennisman professionnel, finaliste de l’Open d’Australie en 2001, vainqueur de Wimbledon en double en 2007, puis capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, le sport a toujours été au centre de la vie. Mais quand la pratique dépasse la passion pour devenir une obsession, les conséquences se font sentir sur l’entourage.
“Je vis avec un bigorexique”, lance Nolwenn Leroy, mi-amusée, mi-inquiète. Une confidence qui en dit long sur le quotidien de ce couple pas comme les autres. Qu’est-ce que la bigorexie ? Comment se manifeste-t-elle ? Peut-on la soigner ? Et surtout, comment vit-on en couple avec quelqu’un qui ne peut pas s’arrêter de bouger ?
Nous avons enquêté sur cette addiction méconnue, recueilli l’analyse de psychologues et tenté de comprendre ce que signifie vraiment “vivre avec un bigorexique”.
Nolwenn Leroy et Arnaud Clément : 17 Ans d’Amour et un Défi Quotidien
Retour sur l’histoire de ce couple singulier.
2008 : la rencontre
Nolwenn Leroy, gagnante de la Star Academy en 2002, a déjà conquis le cœur du public avec ses albums celtiques et sa voix envoûtante. Arnaud Clément est au sommet de sa carrière de tennisman. Ils se rencontrent, et contre toute attente, le courant passe entre la chanteuse et l’athlète.
2012 : la fin de carrière d’Arnaud
Arnaud Clément raccroche la raquette après une carrière exemplaire. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, la retraite sportive ne signifie pas l’arrêt du sport. Bien au contraire.
2017 : naissance de Marin
Le couple accueille son premier enfant. Un bonheur immense, mais aussi un bouleversement dans l’organisation quotidienne. C’est peut-être à ce moment que les premières tensions liées à l’addiction au sport d’Arnaud commencent à se faire sentir.
L’installation en Provence
Nolwenn choisit de s’installer dans le village natal d’Arnaud, en Provence. Loin de Paris, loin des paillettes. Une vie simple, au plus près de la nature. Mais cette nature, Arnaud la parcourt inlassablement, à pied, à vélo, en courant.
“Je Vis avec un Bigorexique” : Les Confessions de Nolwenn Leroy sur France 3
C’est dans l’émission “Chemins de travers” que la chanteuse s’est livrée comme rarement.
Un aveu mi-figue mi-raisin
“J’ai toujours aimé l’endurance. Je fais un peu de tennis. Mais forcément maintenant… je suis obligée. Je vis avec un bigorexique, c’est-à-dire la maladie du sport donc forcément ça me pousse un peu, ça me motive”, explique-t-elle.
Le ton est léger, mais le fond est sérieux. Nolwenn ne rit pas vraiment. Elle décrit une réalité : vivre avec quelqu’un dont le corps ne tient pas en place, dont l’esprit est constamment tourné vers la prochaine performance.
La “maladie du sport”
En employant le mot “maladie”, Nolwenn Leroy met le doigt sur ce qui distingue la bigorexie de la simple passion sportive. La maladie, c’est quand on ne peut plus s’arrêter. Quand l’activité physique devient une contrainte intérieure plus forte que la raison, plus forte que les liens familiaux, plus forte que la fatigue.
Une motivation forcée
“Je suis obligée”, dit-elle. Cette petite phrase en dit long. Comme si parfois, elle n’avait pas vraiment le choix. Comme si l’énergie débordante de son mari l’entraînait malgré elle dans un tourbillon sportif dont elle aimerait parfois s’extraire.
La Bigorexie, C’est Quoi Exactement ? Définition et Symptômes
Pour comprendre ce que vit Nolwenn Leroy, il faut d’abord comprendre ce qu’est vraiment la bigorexie.
Une addiction reconnue
Le terme “bigorexie” vient de l’anglais “bigorexia”, contraction de “big” (grand) et “orexia” (appétit). Il désigne une dépendance pathologique à l’activité physique. Ce n’est pas une simple “mauvaise habitude”, c’est une vraie addiction, au même titre que la dépendance à l’alcool ou aux jeux.
Les sports concernés
Selon Maria Hejnar, psychologue interrogée par Femme Actuelle, la bigorexie touche principalement les sports d’endurance : course à pied, vélo, natation, mais aussi le bodybuilding. Arnaud Clément, ancien tennisman, coche toutes les cases : l’endurance, la compétition, l’exigence de performance.
Le mécanisme psychologique
“Les tensions psychiques, les angoisses, les problèmes semblent disparaître dans une sensation de bien-être qui suit l’exercice intense”, explique la spécialiste. Le sport devient alors un refuge, un anxiolytique naturel. Mais comme toute drogue, il faut augmenter les doses pour obtenir le même effet.
Les signes qui ne trompent pas
Un bigorexique se reconnaît à plusieurs signes :
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Incapacité à sauter une séance de sport, même malade ou blessé
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Sentiment de malaise, d’irritabilité, d’anxiété en cas d’arrêt forcé
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Organisation de sa vie entière autour des créneaux sportifs
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Négligence des relations sociales, familiales, professionnelles au profit du sport
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Poursuite de l’activité malgré les blessures à répétition
Quand le Sport Devient une Drogue : Les Conséquences sur la Vie de Couple
Vivre avec un bigorexique, c’est vivre avec quelqu’un qui n’est jamais vraiment là, même quand il est présent physiquement.
L’absence permanente
Le bigorexique est souvent absent, parce qu’il court, parce qu’il est à la salle, parce qu’il prépare son prochain marathon. Mais quand il est présent, son esprit reste ailleurs : dans la prochaine séance, dans le chrono à battre, dans la performance à accomplir.
La fatigue chronique
Le corps du bigorexique est soumis à des efforts incessants. Résultat : fatigue permanente, blessures à répétition, irritabilité. Pas facile de construire une relation sereine avec quelqu’un dont le corps est constamment en souffrance.
L’incompréhension du conjoint
Nolwenn Leroy aime le sport, dit-elle. Mais elle n’est pas “bigorexique”. Elle ne peut pas comprendre pleinement ce qui pousse son mari à en faire toujours plus. Ce décalage crée une forme de solitude, même au sein du couple.
L’enfant au milieu
Depuis 2017, Marin est là. Un enfant a besoin de présence, de stabilité, de moments calmes. Comment concilier ces besoins avec l’agitation permanente d’un parent bigorexique ? La question se pose, même si Nolwenn n’en parle pas directement.



