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Incendie de Crans-Montana : Le Bilan S’alourdit à 41 Morts, l’Enquête sur les Défaillances de Sécurité S’Intensifie

Un mois après la nuit de terreur qui a embrassé le réveillon du Nouvel An, l’onde de choc de la tragédie de Crans-Montana continue de se propager, apportant avec elle une douleur renouvelée. Ce dimanche 1er février 2026, les autorités judiciaires suisses ont annoncé le décès d’un jeune ressortissant helvétique de 18 ans, des suites de ses blessures. Cette annonce porte le bilan définitif à 41 personnes décédées, faisant de cet incendie l’une des plus graves catastrophes de ce type en Europe ces dernières décennies. Derrière ce chiffre insoutenable se cachent des vies fauchées – des adolescents et de jeunes adultes de 14 à 39 ans, de neuf nationalités différentes – et des familles brisées. Alors que des dizaines de blessés demeurent hospitalisés, parfois dans un état critique, l’enquête judiciaire progresse et révèle une série de défaillances potentiellement criminelles : un contrôle de sécurité vieux de six ans, des propriétaires mis en examen, et, fait particulièrement troublant, la disparition de preuves vidéo cruciales enregistrées par les caméras de la station. Cet article fait le point sur les dernières informations, les responsabilités pénales en jeu et les questions cruciales de prévention qui surgissent de ce drame.

Un Bilan Humain Qui Continue de S’Alourdir : Le Décès d’un Jeune de 18 Ans

La tragédie n’est malheureusement pas figée dans le temps du 1er janvier. Un mois jour pour jour après l’incendie, un jeune homme de 18 ans, hospitalisé à Zurich, a succombé à ses blessures. Son décès, annoncé par la procureure générale du canton du Valais, porte le nombre de victimes à 41 morts. Ce nouveau coup dur pour les proches et la communauté rappelle la violence extrême de l’événement et la gravité des blessures subies par de nombreux rescapés. Le précédent bilan officiel faisait état de 40 décès et de 116 blessés. Aujourd’hui, plusieurs dizaines de ces blessés, dont beaucoup sont grièvement atteints, sont toujours soignés dans des hôpitaux en Suisse, en France, en Allemagne, en Italie et en Belgique, illustrant l’ampleur internationale de cette catastrophe.

Les Victimes : Un Drame aux Multiples Nationalités

La composition des victimes reflète le caractère cosmopolite de la station de ski de Crans-Montana et le public jeune présent ce soir-là. Parmi les 41 défunts, on dénombre :

  • 23 Suisses (dont un binational franco-suisse).

  • 18 étrangers de huit nationalités différentes, dont une majorité de Français (8) et d’Italiens (6), ainsi qu’une Belge, une Portugaise, un Roumain et un Turc.
    Du côté des 115 blessés toujours en vie, on retrouve 67 Suisses, 21 Français, 10 Italiens et 4 Serbes, entre autres. Ce bilan souligne l’impact transnational de la catastrophe, mobilisant les autorités consulaires et judiciaires de plusieurs pays.

L’Enquête Judiciaire : Homicide par Négligence et Chaîne de Responsabilités

La justice suisse agit rapidement pour déterminer les responsabilités pénales. L’enquête s’oriente clairement vers des fautes graves ayant conduit à une tragédie évitable.

  • Les Propriétaires du Bar en Première Ligne : Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du « Le Constellation », font l’objet d’une enquête pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ». La thèse retenue par les enquêteurs est que l’incendie a été provoqué par des étincelles de bougies décoratives qui ont enflammé une mousse insonorisante hautement inflammable, présente au plafond du sous-sol. L’utilisation de ce matériau et la présence de flammes nues dans un local recevant du public sont au cœur des interrogations sur leur devoir de vigilance.

  • Les Responsables de la Sécurité de la Commune Mis en Cause : L’enquête ne se limite pas aux gérants. L’ancien et l’actuel chargé de sécurité de la commune de Crans-Montana ont également été mis en cause. Leur rôle est de vérifier le respect des normes de sécurité incendie dans les établissements. Or, un élément crucial a été révélé : le dernier contrôle de sécurité formel effectué à « Le Constellation » datait de 2020, soit six ans avant la catastrophe. Cette lacune dans la surveillance administrative pose une question majeure sur l’efficacité des dispositifs de prévention et de contrôle.

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