Ils ont vendu leur maison et démissionné pour s’installer en Albanie : la nouvelle vie de Sam Correll et Spencer Claiborne

Se séparer de ses biens, une épreuve plus douloureuse que prévu
Sur le plan logistique, le départ s’est bien déroulé. Mais l’un des aspects les plus difficiles ne concernait ni le travail, ni les formalités : il concernait les objets accumulés au fil des années. Sam Correll, qui a grandi dans une ferme familiale, possédait des héritages précieux, auxquels s’ajoutaient les affaires de ses parents et les objets achetés pour leur maison. Tout vendre ou tout donner a été douloureux. « Nous avons laissé notre ancienne vie derrière nous », explique-t-il sobrement.
Spencer garde, lui aussi, le souvenir d’une étape chargée d’émotion. Mais ce deuil matériel a eu un effet libérateur. « Ce sont nos possessions qui nous freinaient », reconnaît-il. En se débarrassant du superflu, le couple a compris que l’attachement aux biens peut devenir un vrai poids. Ce constat résonne avec force pour tous ceux qui envisagent une expatriation : les meubles, les souvenirs, les objets hérités constituent souvent un frein invisible. Savoir s’en détacher demande un vrai travail sur soi, mais offre en retour une liberté précieuse.
Réinventer sa carrière et créer son entreprise en Albanie
Côté professionnel, le saut dans l’inconnu a été tout aussi réel. Spencer a démissionné, tandis que Sam avait d’abord prévu de conserver son poste à distance. Tous deux savaient pourtant que cette solution ne pourrait probablement pas durer. « Je ne voulais plus de ce mode de vie », confie Sam. Leur expérience acquise dans de grandes entreprises américaines leur a donné des idées. Une fois installés en Albanie, ils ont commencé à envisager le conseil et l’accompagnement d’autres expatriés.
Pour rester durablement dans le pays, ils ont créé leur propre entreprise et ont utilisé cette structure pour déposer une demande de permis de séjour. Le résultat est éloquent : selon leur témoignage, ils ont obtenu un titre valable cinq ans en six mois environ, pour moins de 2 000 dollars de frais au total, soit environ 1 700 euros. Un délai et un coût bien inférieurs à ceux que l’on observe dans de nombreux pays occidentaux.
Aujourd’hui, Sam et Spencer accompagnent des étrangers souhaitant s’installer en Albanie. Ils organisent régulièrement des rencontres destinées aux expatriés et partagent leur expérience concrète : choix de la ville, démarches administratives, création d’entreprise, coût de la vie. Leur quotidien n’a plus grand-chose à voir avec celui de Kansas City.



