INSOLITE

Il tousse sans pouvoir guérir pendant des mois : les médecins lui retirent deux sangsues vivantes des voies respiratoires

La sangsue dans les voies respiratoires : comment est-ce possible ?

La question que tout le monde se pose immédiatement est simple : comment une sangsue peut-elle se retrouver dans la trachée ou les bronches d’un être humain ? La réponse tient en un geste quotidien, banal et universel : boire de l’eau.

Les sangsues sont des parasites hématophages — qui se nourrissent de sang — que l’on trouve généralement dans les flaques d’eau stagnante et les ruisseaux. Elles peuvent atteindre les voies respiratoires inférieures lorsque de l’eau contaminée est ingérée directement provenant de lacs ou de rivières infestés.

Les sangsues sont difficiles à détecter à leur stade larvaire, ce qui leur permet de pénétrer facilement dans le corps humain par voie orale ou nasale lors d’activités comme le bain ou la consommation d’eau. Elles parasitent souvent l’œsophage et le pharynx. Mais si une sangsue se retrouve coincée entre l’entrée de l’œsophage et les voies respiratoires, elle peut pénétrer dans les voies aériennes inférieures lors d’une toux ou d’une inspiration profonde.

Une fois à l’intérieur, l’environnement est idéal pour sa survie. La muqueuse bronchique offre un cadre parfait pour le développement de la larve de sangsue : suffisamment d’oxygène, un flux sanguin abondant, une température adaptée et une humidité appropriée. En quelques semaines, la sangsue peut grossir considérablement.

Les symptômes révélateurs : ce que le corps essaie de dire

Ce qui rend ce type d’infestation particulièrement difficile à diagnostiquer, c’est que ses symptômes imitent ceux d’une infection respiratoire classique. Toux, crachats de sang, gêne de gorge, sensation d’un corps étranger, essoufflement : autant de signaux qui orientent d’abord vers d’autres diagnostics.

Une femme de 40 ans avait d’abord été diagnostiquée d’asthme et s’était vu prescrire des corticoïdes et des bronchodilatateurs. Ces médicaments n’avaient produit aucun effet, ce qui a conduit les médecins à orienter les investigations vers une bronchoscopie. Une bronchoscopie a révélé une sangsue de 5 centimètres accrochée à la paroi de sa trachée.

Dans un autre cas documenté, un homme souffrait d’une toux incessante depuis deux mois sans comprendre ce qui se passait dans son corps. Il crachait du mucus et du sang. Après un premier scanner qui n’avait rien révélé d’inhabituel, les médecins ont pratiqué une bronchoscopie, qui a révélé la présence de deux sangsues vivantes dans ses voies respiratoires — l’une dans les narines, l’autre dans la gorge. Elles ont été retirées à l’aide de pinces sous anesthésie locale.

Le point commun à tous ces cas documentés ? Une histoire d’eau non purifiée consommée dans des environnements ruraux, montagneux ou tropicaux. Un détail que les médecins n’auraient pas forcément cherché à établir sans la piste d’une infestation parasitaire.


Previous page 1 2 3 4Next page

Related Articles

Back to top button