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Il tousse sans pouvoir guérir pendant des mois : les médecins lui retirent deux sangsues vivantes des voies respiratoires

Comment les médecins retirent-ils les sangsues des voies respiratoires ?

L’extraction d’une sangsue accrochée aux parois des voies respiratoires est une opération délicate. La sangsue n’est pas un corps étranger inerte : elle est vivante, mobile, et ses ventouses adhèrent fermement à la muqueuse. La moindre maladresse peut la faire se rompre, laissant un fragment attaché à la paroi et compliquant considérablement l’intervention.

Plusieurs techniques ont été développées. Dans certains cas, la cryothérapie s’est révélée particulièrement efficace : le froid provoque la perte d’adhérence des ventouses de la sangsue, ce qui facilite son extraction en un seul morceau via un bronchoscope souple sous anesthésie locale.

D’autres équipes médicales recourent à des pinces spécialisées sous anesthésie générale. Une sangsue de 5 centimètres a ainsi pu être retirée intégralement de la trachée par bronchoscopie rigide sous anesthésie générale au sevoflurane.

Dans tous les cas rapportés, les symptômes se sont nettement améliorés après le retrait de la sangsue, et les patients ont rapidement retrouvé un état normal. L’intervention, bien que surprenante, est efficace et sans séquelles durables lorsqu’elle est réalisée dans de bonnes conditions.

Un phénomène rare mais bien documenté : ce que dit la médecine

L’hirudiniase des voies respiratoires — c’est le nom médical de cette infestation par des sangsues de l’appareil respiratoire — est une affection rare, mais elle est loin d’être anecdotique dans les régions où l’accès à l’eau potable traitée reste limité. Elle touche principalement les populations rurales d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient qui consomment de l’eau de source, de rivière ou de puits.

Les médecins doivent garder à l’esprit la possibilité d’une infestation par des sangsues trachéobronchiques chez les patients ayant un historique de consommation d’eau non purifiée dans les champs ou les zones rurales, et présentant des symptômes tels qu’une hémoptysie, une toux et une gêne dans la gorge.

L’hirudiniase interne peut se manifester par une toux, une hémoptysie, des épistaxis, des vomissements de sang, du méléna, des difficultés à avaler, une voix enrouée et un essoufflement. Le diagnostic est posé plus rapidement lorsque l’historique inclut une consommation d’eau infestée, mais dans certains cas, la confirmation ne vient qu’après bronchoscopie.

Conclusion : une toux persistante mérite toujours une investigation sérieuse

L’histoire de cet homme et les nombreux cas similaires répertoriés dans la littérature médicale internationale rappellent une vérité fondamentale en santé : une toux qui ne cède pas doit être prise au sérieux. Pas parce que la cause est nécessairement grave, mais parce qu’elle peut l’être — et parce que plus le diagnostic est tardif, plus la prise en charge est compliquée.

Si vous souffrez d’une toux persistante depuis plus de trois semaines, de crachats de sang inexpliqués, ou d’une sensation de corps étranger dans la gorge qui ne disparaît pas, consultez un médecin sans attendre. Et si vous avez récemment voyagé dans une zone rurale ou consommé de l’eau non traitée, signalez-le systématiquement à votre praticien : ce détail peut orienter le diagnostic de façon décisive.

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