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Disparition inquiétante de Savanah, 16 ans : la gendarmerie lance un appel à témoins, l’adolescente pourrait être à Paris

Elle a disparu un jour de janvier. Le 4 précisément. Deux mois déjà. Deux mois sans nouvelles, sans signe de vie, sans savoir si elle va bien. Savanah, 16 ans, s’est volatilisée à Ahuy, une petite commune près de Dijon. Depuis, les recherches n’ont pas cessé. Mais les enquêteurs ont besoin de vous.

Samedi 14 mars 2026, la gendarmerie de Côte-d’Or a décidé de lancer un appel à témoins sur les réseaux sociaux. Le message est simple et direct : “Votre vigilance peut faire la différence. Merci de partager cette publication.”

Alors partageons. Parlons de Savanah. Donnons-lui une chance d’être retrouvée.

Qui est Savanah ?

Sur le portrait-robot diffusé par les gendarmes, on voit une jeune fille aux traits fins, aux cheveux longs et bruns, au regard clair. Ses yeux sont marron clair, précisent les enquêteurs. Elle mesure 1,60 m et pèse environ 55 kilos.

Le jour de sa disparition, elle portait des vêtements qui pouvaient l’identifier : un pantalon bordeaux, un pull rouge et des chaussures noires. Elle avait aussi un manteau gris et un cache-oreilles de la même couleur. C’était un 4 janvier ; il faisait froid en Bourgogne.

Savanah était placée à la Maison départementale de l’enfance Simone Veil d’Ahuy. C’est un établissement qui accueille des enfants et des adolescents en situation de danger, dans le cadre de mesures administratives ou judiciaires. Des jeunes qui ont besoin de protection, d’encadrement et de stabilité.

Les autorités précisent que Savanah fugue « régulièrement ». C’est une information importante. Elle ne signifie pas qu’il faut prendre sa disparition à la légère, bien au contraire. Une fugue, même habituelle, reste un signal de détresse. Et quand elle dure deux mois, elle devient très inquiétante.

La piste parisienne

Les gendarmes ont une piste. Une “information récente mais non confirmée” laisse penser que Savanah pourrait avoir quitté la région pour se rendre à Paris.

C’est à 300 kilomètres d’Ahuy. Trois cents kilomètres pour une adolescente de 16 ans, c’est long. C’est beaucoup d’inconnues, beaucoup de risques.

Paris attire les jeunes en fugue. La capitale offre l’anonymat, la foule et des possibilités de se cacher. Mais elle est aussi pleine de dangers. Des prédateurs guettent les jeunes isolés. Des réseaux d’exploitation rodent. La rue est impitoyable, surtout pour une gamine de 16 ans.

Si Savanah est à Paris, elle est en danger. Il faut la retrouver vite.

Comment aider ?

Les gendarmes ont donné un numéro à contacter : la brigade de Messigny-et-Vantoux au 03 80 44 90 31. Vous pouvez aussi composer le 17 si vous avez une information urgente.

Si vous voyez Savanah, si vous croisez une jeune fille qui lui ressemble, si vous avez le moindre renseignement, n’hésitez pas. Un appel peut tout changer. Même une info qui vous paraît anodine peut être décisive.

Et si vous n’avez pas d’information, vous pouvez quand même aider. En partageant l’appel à témoins. Sur les réseaux sociaux, par message, en en parlant autour de vous. Plus l’information circule, plus on a de chances que quelqu’un la voie, la reconnaisse et donne l’alerte.

Le phénomène des fugues en chiffres

L’Observatoire national de la protection de l’enfance publie chaque année des statistiques sur les disparitions de mineurs. Les chiffres donnent le vertige.

En 2024, 38 477 disparitions de mineurs ont été signalées en France. Dans l’immense majorité des cas, 36 439 exactement, il s’agissait de fugues. Des jeunes qui quittent leur foyer ou leur structure d’accueil, souvent pour des raisons complexes : conflits familiaux, mal-être, envie d’indépendance, influence extérieure.

La bonne nouvelle, c’est que ces fugues se terminent le plus souvent par le retour de l’enfant. Volontairement ou grâce aux recherches. Mais dans 22 % des cas, l’intervention de la police est décisive. C’est dire l’importance des signalements, des appels à témoins et de la vigilance citoyenne.

Chaque fugue prolongée est une source d’inquiétude. Chaque jour qui passe est une angoisse supplémentaire pour les proches, les éducateurs et tous ceux qui veillent sur ces jeunes.

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