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Disparition inquiétante de Savanah, 16 ans : la gendarmerie lance un appel à témoins, l’adolescente pourrait être à Paris

La piste parisienne

Les gendarmes ont une piste. Une “information récente mais non confirmée” laisse penser que Savanah pourrait avoir quitté la région pour se rendre à Paris.

C’est à 300 kilomètres d’Ahuy. Trois cents kilomètres pour une adolescente de 16 ans, c’est long. C’est beaucoup d’inconnues, beaucoup de risques.

Paris attire les jeunes en fugue. La capitale offre l’anonymat, la foule et des possibilités de se cacher. Mais elle est aussi pleine de dangers. Des prédateurs guettent les jeunes isolés. Des réseaux d’exploitation rodent. La rue est impitoyable, surtout pour une gamine de 16 ans.

Si Savanah est à Paris, elle est en danger. Il faut la retrouver vite.

Comment aider ?

Les gendarmes ont donné un numéro à contacter : la brigade de Messigny-et-Vantoux au 03 80 44 90 31. Vous pouvez aussi composer le 17 si vous avez une information urgente.

Si vous voyez Savanah, si vous croisez une jeune fille qui lui ressemble, si vous avez le moindre renseignement, n’hésitez pas. Un appel peut tout changer. Même une info qui vous paraît anodine peut être décisive.

Et si vous n’avez pas d’information, vous pouvez quand même aider. En partageant l’appel à témoins. Sur les réseaux sociaux, par message, en en parlant autour de vous. Plus l’information circule, plus on a de chances que quelqu’un la voie, la reconnaisse et donne l’alerte.

Le phénomène des fugues en chiffres

L’Observatoire national de la protection de l’enfance publie chaque année des statistiques sur les disparitions de mineurs. Les chiffres donnent le vertige.

En 2024, 38 477 disparitions de mineurs ont été signalées en France. Dans l’immense majorité des cas, 36 439 exactement, il s’agissait de fugues. Des jeunes qui quittent leur foyer ou leur structure d’accueil, souvent pour des raisons complexes : conflits familiaux, mal-être, envie d’indépendance, influence extérieure.

La bonne nouvelle, c’est que ces fugues se terminent le plus souvent par le retour de l’enfant. Volontairement ou grâce aux recherches. Mais dans 22 % des cas, l’intervention de la police est décisive. C’est dire l’importance des signalements, des appels à témoins et de la vigilance citoyenne.

Chaque fugue prolongée est une source d’inquiétude. Chaque jour qui passe est une angoisse supplémentaire pour les proches, les éducateurs et tous ceux qui veillent sur ces jeunes.


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