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Disparition de Lyhanna dans le Gers : la gendarmerie mobilise un chien Saint-Hubert, expert en pistage olfactif

Des précédents célèbres : Émile et Lina

Ce n’est pas la première fois qu’un Saint-Hubert est déployé dans une affaire de disparition qui marque les esprits. La race a notamment été utilisée lors des recherches autour du petit Émile, disparu au Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les équipes cynophiles avaient alors exploré un terrain montagneux difficile, où le flair du Saint-Hubert avait permis de suivre une piste sur plusieurs kilomètres.

Plus récemment, un chien de cette race a été mobilisé dans le cadre de la disparition de la jeune Lina, dans le Bas-Rhin. Dans cette affaire, le limier avait aidé à orienter les recherches vers une zone spécifique, même si la jeune fille n’a jamais été retrouvée vivante. Ces exemples montrent que, même sans aboutir à une issue heureuse, le Saint-Hubert apporte une contribution essentielle aux enquêtes.

Pourquoi ces chiens sont-ils si efficaces ?

Plusieurs facteurs expliquent l’efficacité exceptionnelle des Saint-Hubert dans les recherches de personnes disparues :

  • Une capacité olfative inégalée : leur nez contient plus de 300 millions de récepteurs, contre environ 225 millions pour un berger allemand.
  • Une mémoire olfactive durable : ils peuvent suivre une piste vieille de plusieurs jours, là où d’autres chiens sont limités à 24 heures.
  • Une concentration remarquable : ils ne se laissent pas distraire par les odeurs environnantes et restent focalisés sur leur cible.
  • Une endurance physique : capables de travailler pendant des heures sur des terrains variés (bois, champs, zones urbaines), ils sont adaptés à tous les environnements.
  • Un aboiement distinctif : leur façon d’aboyer lorsqu’ils retrouvent une piste permet au maître-chien de savoir exactement où ils se trouvent et ce qu’ils ont détecté.

L’importance de la formation et de la relation maître-chien

Un Saint-Hubert n’est pas un chien que l’on peut utiliser sans préparation. La formation de ces animaux est longue et exigeante. Elle commence dès le plus jeune âge, avec des exercices de pistage progressifs. Le chien apprend d’abord à suivre une odeur sur une courte distance, puis sur des parcours de plus en plus longs et complexes. Il doit également être capable de travailler dans des conditions météorologiques variées (pluie, vent, chaleur) et sur des terrains accidentés.

La relation entre le maître-chien et son animal est cruciale. Le maître doit connaître parfaitement les réactions de son chien, savoir interpréter ses aboiements et ses changements de comportement. Cette complicité se construit au fil des années, lors d’entraînements quotidiens et de missions réelles. Le major Bruno Mourier insiste d’ailleurs sur l’importance de cette complicité : “Le Saint-Hubert travaille en totale confiance avec son maître. C’est cette relation qui permet d’obtenir les meilleurs résultats.”


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