Disparition de Lyhanna dans le Gers : la gendarmerie mobilise un chien Saint-Hubert, expert en pistage olfactif

Comment fonctionne le pistage avec un Saint-Hubert ?
Le processus est à la fois simple et fascinant. Le maître-chien présente à l’animal un objet ayant appartenu à la personne disparue. Pour Lyhanna, cela peut être un pyjama, un doudou ou un vêtement porté récemment. “Si on lui présente une odeur de référence, le Saint-Hubert va être en capacité de remonter l’odeur la plus ancienne à la plus proche”, détaille le major Mourier.
Concrètement, le chien renifle l’objet, mémorise l’odeur, puis commence à suivre la trace au sol. Contrairement à d’autres races qui peuvent être distraites par des odeurs parasites, le Saint-Hubert reste concentré sur sa mission. Il avance lentement, le nez collé au sol, en émettant des aboiements caractéristiques lorsqu’il retrouve la piste. Son flair est si précis qu’il peut différencier l’odeur d’une personne de celle d’une autre, même si elles ont marché au même endroit.
Une complémentarité avec les recherches classiques
Le Saint-Hubert n’est pas un chien de premier recours. “Quand le premier pistage n’aboutit pas, il y a une demande d’intervention des Saint-Hubert. Cela complète les premières recherches”, précise le major. Cette approche en deux temps permet d’optimiser les ressources : les chiens plus rapides comme les Malinois couvrent d’abord les zones récentes, tandis que le Saint-Hubert explore les pistes plus anciennes ou plus complexes.
Dans le cas de Lyhanna, les autorités espèrent que ce limier pourra soit retrouver la jeune fille directement, soit délimiter une zone de recherche plus précise. “Dans le meilleur des cas, les Saint-Hubert retrouvent la personne, sinon ils vont nous donner une zone”, explique le major Mourier. Même sans aboutir à une localisation exacte, le travail de ces chiens réduit considérablement le périmètre à explorer, ce qui fait gagner un temps précieux aux enquêteurs.



